Les autorités espagnoles ont procédé au démantèlement d’un camp de migrants à Ceuta le 4 octobre dernier.
Cette opération survient avant la visite du couple royal prévue à la mi-octobre dans cette enclave située sur la côte nord de l’Afrique.
Ce territoire forme avec Melilla l’unique frontière terrestre entre l’Union européenne et le continent africain.
Ces zones de transit connaissent des afflux constants de personnes fuyant la pauvreté.
Fin juillet, des dizaines de milliers de personnes venues du Maroc ont traversé la frontière de manière illégale.
Ce mouvement de foule a provoqué plus d’une soixantaine de morts.
La ville reste encerclée par de nombreux migrants logés dans des abris de fortune.
Le gouvernement de Madrid cherche à cacher cette pauvreté aux yeux du roi Felipe et de la reine Letizia.
Les personnes déplacées trouvent refuge dans un centre d’accueil pour étrangers le temps du séjour officiel.
Cette mesure temporaire ne règle pas le problème de fond de cette enclave contestée par le Maroc.
La visite de la couronne espagnole fait craindre une nouvelle crise diplomatique entre Madrid et Rabat.
Le Premier ministre Pedro Sanchez subit une forte pression politique en raison de cette situation.
Il a convoqué des élections anticipées pour le 29 novembre prochain suite aux difficultés liées à cette gestion.
Cette action policière vise principalement la politique intérieure espagnole.
Elle ne résout en rien la situation des candidats à l’exil qui risquent leur vie.
Les migrants risquent de multiplier les tentatives pour atteindre le continent européen.
La résolution de cette crise exige une recherche des causes profondes.
Le mal est profond.
Les souffrances dans le désert et les noyades en mer n’ont pas réussi à décourager les candidats à l’immigration.
Il est nécessaire de traiter le problème à la racine pour espérer un changement.




