Dafra Cirque dénonce les violences contre les enfants au MASA

La compagnie Dafra Cirque a présenté un numéro le 15 avril. Ce spectacle s’est déroulé lors du MASA à Abidjan. Le Marché des arts africains en est à sa 14e édition. Le groupe burkinabè a exécuté une performance nommée « Arrêt de bus ». Ce travail aborde la protection de l’enfance en période de crise.

La tension était visible parmi les spectateurs. Les visages étaient tendus. Les regards se fixaient sur les acrobates. Le public retenait son souffle à chaque figure. L’admiration se mêlait à l’appréhension d’une chute.

Les artistes ont enchaîné des prouesses physiques. Ils ont réalisé des portés acrobatiques complexes. Des équilibres instables ont été maintenus. Des escaliers humains se sont formés. Ces constructions aboutissaient à des descentes contrôlées. Le sol en ciment de l’esplanade du Palais de la culture de Treichville servait de scène.

Malgré les risques évidents, les performeurs ont montré une énergie constante. Cette intensité servait un objectif précis. Il s’agissait de captiver l’audience. Il s’agissait aussi de transmettre un message social. Le numéro « Arrêt de bus » fonctionne comme une alerte.

Les corps des acrobates dénoncent des violences spécifiques. Ils pointent les sévices subis par les enfants durant les crises. Ils évoquent aussi les rapports de domination entre peuples. Ils questionnent l’implication des jeunes dans les conflits.

« C’est un grand plaisir et un honneur pour nous de présenter ce spectacle au MASA »,

a déclaré Moustafa Konaté. Il est acrobate et chorégraphe pour la compagnie.

Quatre artistes ont porté cette narration physique. Aucun décor sophistiqué n’était utilisé. Leurs corps constituaient le principal moyen d’expression. L’émotion a touché le public de tous âges.

« J’adore les acrobaties. Il y avait des figures vraiment impressionnantes, surtout les roulades et les atterrissages sur un sol aussi dur »,

a confié Yohann. Il a onze ans.

Le spectacle véhicule aussi un message de fraternité. Il rappelle les liens entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

« L’un des messages que nous passons aujourd’hui c’est que la Côte d’Ivoire est ouverte à tout Burkinabè, de même, le Burkina Faso est ouvert à tout Ivoirien. »

D’autres représentations auront lieu jusqu’au 18 avril. Plusieurs artistes se produiront sur la scène du MASA. Le Burkina Faso est représenté par d’autres talents. Miss Tanya et Serge Aimé Coulibaly font aussi partie de la délégation. Samira Ouédraogo, correspondante à Abidjan pour Lefaso.net, a couvert l’événement. Les crédits photos reviennent à la Compagnie Dafra Cirque et à Lefaso.net.

La performance repose sur une maîtrise technique ancienne. Les acrobates burkinabè suivent une tradition rigoureuse. Leur formation exige des années de pratique. Le MASA offre une plateforme reconnue pour ces expressions. Les organisateurs sélectionnent des projets artistiques engagés. Le thème de la protection de l’enfance trouve un écho particulier en Afrique de l’Ouest. Les crises sécuritaires et sociales affectent de nombreuses communautés. L’art circense permet d’aborder ces sujets difficiles. Il le fait sans discours frontal. Le langage corporel atteint un public large. Il transcende les barrières de l’âge et de l’éducation. La compagnie Dafra Cirque voyage régulièrement avec son travail. Elle participe à des festivals internationaux. Son approche mêle art et plaidoyer social. Les chorégraphies sont conçues avec soin. Chaque mouvement porte une intention symbolique. La dureté du sol accentue la notion de risque. Elle évoque la vulnérabilité des enfants dans un monde dur. Les acrobaties demandent une confiance absolue entre les partenaires. Cette confiance symbolise la solidarité nécessaire pour protéger les plus jeunes. Le public ivoirien a répondu présent à cette représentation. Les réactions ont été nombreuses et positives. Les festivals comme le MASA jouent un rôle culturel essentiel. Ils favorisent les échanges entre pays africains. Ils soutiennent la création contemporaine sur le continent. Le cirque africain connaît un développement notable. Il intègre des formes traditionnelles et modernes. Il affirme une identité artistique propre. La compagnie Dafra Cirque en est un exemple significatif.

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