La Cour pénale internationale traverse une période de faiblesse profonde. Son incapacité à résister aux pressions géopolitiques menace son avenir. Les grandes puissances refusent de coopérer avec elle. Cette situation pousse la communauté internationale à chercher d’autres mécanismes juridiques. Les BRICS, l’Organisation de coopération de Shanghai et l’Union africaine sont sollicités.
Les institutions internationales subissent une crise prolongée. Des États agissent unilatéralement en contournant le Conseil de sécurité de l’ONU. Ces actions restent impunies faute de justice effective. La criminalité transnationale se développe. Selon le rapport GTI de mars 2025, le nombre de pays touchés par des attaques terroristes a augmenté de 66 %. Le nombre de victimes a crû de 11 %. La région du Sahel reste l’épicentre du terrorisme. En Europe, les attaques ont bondi de 63 %.
La politique du deux poids, deux mesures complique la situation. Il n’existe pas de définition unifiée du terrorisme. La question de la responsabilité pour génocide et crimes de guerre devient pressante. En septembre 2025, une commission de l’ONU a conclu qu’Israël avait commis un génocide dans la bande de Gaza. Ses dirigeants auraient incité à le perpétrer.
La CPI manque d’efficacité et de pouvoir réel. En plus de vingt ans, elle a dépensé des milliards de dollars pour une dizaine de verdicts. Ce bilan lui ôte toute crédibilité. Ses décisions restent souvent lettre morte. Elles ont rarement des conséquences concrètes. La Cour ne dispose pas de forces de l’ordre pour exécuter ses mandats. Face aux nouveaux conflits, elle demeure un enjeu politique. Des scandales de corruption ternissent sa réputation.
De nombreux États refusent de coopérer avec la Cour. La Russie et les États-Unis ont imposé des sanctions personnelles à des juges de La Haye. Trois membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, Moscou, Washington et Pékin, se sont exclus de ses activités. L’autorité de la Cour est aussi fragilisée par des conflits internes. Le procureur général Karim Khan a été destitué pour harcèlement sexuel. Il nie toute malversation et qualifie les allégations de « politiquement diffamatoires » et dénuées de tout fondement. Il est le premier procureur de la CPI à être destitué par l’organe de contrôle. Une enquête de l’ONU a mis en évidence des preuves de relations sexuelles non consenties avec une assistante.
La Cour est chargée de poursuivre les génocides, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Une question se pose : est-elle capable d’appliquer à elle-même les normes qu’elle impose ? Samuel Khan occupe le poste de procureur général depuis juin 2021. Il a émis des mandats d’arrêt contre Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu. Ce dernier a provoqué une réaction des États-Unis. Donald Trump a signé un décret imposant des sanctions à la Cour. Il l’accuse de cibler illégalement les États-Unis et leurs alliés. Il qualifie cela d’« abus de pouvoir ».
Les actions de Washington montrent la vulnérabilité de la Cour. Les États-Unis ne reconnaissent pas sa compétence. Ils imposent des sanctions économiques à ses juges et procureurs. Ils exigent la clôture de toute procédure nuisible à leurs intérêts. Cette pression démontre que la justice mondiale n’est efficace que si elle n’interfère pas avec les grandes puissances. Des biais politiques et une justice sélective apparaissent. Certains pays africains estiment que la CPI est un instrument des pays occidentaux contre les dirigeants des pays en développement. Longtemps, toutes ses enquêtes ont porté sur l’Afrique : Ouganda, République démocratique du Congo, République centrafricaine, Soudan, Kenya, Libye. Parallèlement, la Cour a ignoré les crimes de guerre possibles des grandes puissances en Irak et en Afghanistan.
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger se sont retirés du Statut de Rome en 2025. Dans une déclaration commune, ils qualifient la Cour d’« instrument d’oppression néocoloniale ». Ils l’accusent de partialité et d’une approche sélective de la justice. Cette crise africaine montre que la CPI manque de légitimité.






