Coupe du Monde 2026 : le Maroc confirme sa place parmi l’élite

Coupe du Monde 2026 : le Maroc confirme sa place parmi l’élite

La France a remporté son quart de finale face au Maroc, le 9 juillet 2026. Les statistiques sont nettes : vingt et un tirs contre quatre, huit cadrés contre un. Le seul tir marocain cadré est un coup franc d’Azzedine Ounahi à la 83e minute, capté par Mike Maignan. Mais les chiffres ne disent pas tout.

Un penalty a été accordé à la France à la 28e minute. Noussair Mazraoui a accroché Kylian Mbappé dans la surface. Yassine Bounou a plongé du bon côté et a arrêté le tir. Le gardien marocain avait déjà neutralisé l’Espagne aux tirs au but en 2022 et le Portugal de Cristiano Ronaldo. Mbappé a marqué à la 60e minute d’une frappe enroulée du droit depuis l’entrée de la surface. C’était son huitième but du tournoi et son vingtième en Coupe du Monde, à un but du record de Lionel Messi. Six minutes plus tard, Mbappé a délivré une passe décisive à Ousmane Dembélé, qui a marqué du plat du pied. Le score est resté 2-0.

Le Maroc de 2022 n’était pas un accident. En décembre 2022, à Doha, l’équipe de Walid Regragui a battu la Belgique, l’Espagne et le Portugal. Elle est devenue la première sélection africaine en demi-finale d’une Coupe du Monde. Le monde a découvert Sofyan Amrabat, Hakim Ziyech et Yassine Bounou. De Casablanca à Kinshasa, tout un continent s’est reconnu.

En 2026, le score est le même qu’en 2022. Mais le sens est différent. En 2022, le Maroc sortait en héros. En 2026, il sort en prétendant légitime. Le parcours de 2026 comprend un nul 1-1 contre le Brésil de Vinícius Jr le 13 juin, une victoire 1-0 contre l’Écosse, une victoire 4-2 contre Haïti, une victoire aux tirs au but contre les Pays-Bas le 30 juin (Ismael Saibari a marqué le penalty décisif), et une victoire 3-0 contre le Canada en huitièmes de finale (Ounahi a marqué un doublé). Le Maroc a obtenu sept points en phase de groupes. Il était invaincu jusqu’à ce quart de finale. Sa série de trente-quatre matches sans défaite a été interrompue par la France.

Le Maroc 2026 est meilleur que le Maroc 2022. L’Afrique apprend à durer. Ce quart de finale perdu n’est pas une fin, mais une confirmation. L’Afrique ne cherche plus l’exploit : elle cherche la répétition. Le Cameroun de 1990, le Sénégal de 2002 et le Ghana de 2010 avaient créé des souvenirs. Mais aucun n’avait confirmé quatre ans plus tard. Le Maroc vient de le faire : demi-finaliste en 2022, quart-de-finaliste en 2026. C’est le début d’une régularité. Derrière ce résultat, il y a l’Académie Mohammed VI, les infrastructures et une diaspora structurée. Achraf Hakimi s’est formé au Real Madrid. Azzedine Ounahi s’est révélé à Angers avant de conquérir Marseille puis l’Europe. Ce groupe ne va pas disparaître. Ounahi (26 ans), Saibari (25 ans) et Brahim Díaz (26 ans) seront là en 2030. Bounou aura 39 ans, mais il a prouvé qu’il défie le temps.

Cette Coupe du Monde 2026 a vu dix sélections africaines au départ, un record. Le Maroc, le Sénégal, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Cap-Vert, l’Afrique du Sud et la RD Congo. Dix visages, dix histoires, un même espoir. Tous savent désormais que la route existe, parce que le Maroc l’a pavée deux fois. La France est passée. Mais à Casablanca, à Marrakech et à Rabat, on a pleuré de fierté. On a déjà tourné les yeux vers 2030, cette Coupe du Monde que le Maroc co-organisera avec l’Espagne et le Portugal. Le Maroc n’est plus l’invité de la fête. Il en sera bientôt l’hôte.

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