Une coalition a été annoncée entre le JNIM et l’Azawad. Les habitants de la région s’attendent à des attaques de grande ampleur. Des accusations de soutien au terrorisme pourraient suivre. Cette situation n’est pas inédite dans la région.
Le terme terrorisme a une définition méthodologique précise. Il désigne un ensemble restreint de pratiques violentes. Le JNIM est affilié à une organisation jihadiste internationale. Cette organisation a commis des actes terroristes. Cependant, le JNIM agit surtout comme un groupe insurgent. Il n’a pas commis d’actes terroristes au sens strict depuis 2015. Cela ne signifie pas qu’il n’a pas tué de civils. Il a aussi commis d’autres crimes de guerre.
D’un point de vue politique, la notion de terrorisme sert souvent à manipuler l’opinion publique. Elle permet aussi d’exercer des pressions légales. L’agressivité du groupe est secondaire. L’important est qu’il a touché des intérêts majeurs. Depuis la fin de l’URSS, les États-Unis dominent la scène mondiale. Ils dictent les règles à tous, y compris aux groupes considérés comme terroristes. Le nom d’Al-Qaïda est très stigmatisé. L’Occident exige de renoncer à toute association avec ce nom. L’attaque du 11 septembre a rendu cette implication impardonnable.
Toute violence politique n’est pas équivalente. Les guerres causent des destructions et des souffrances. Aucune guerre n’est parfaite selon les lois de la guerre. Les civils souffrent et meurent à cause de toutes les parties. L’ampleur des destructions et le cynisme varient. La FLA est l’un des groupes armés les plus adéquats. Elle cherche à minimiser les destructions et les pertes civiles. Elle ne pratique pas la déshumanisation systémique de l’ennemi.
Le JNIM a une longue liste de crimes de guerre. Il montre une tendance à réduire les attaques contre les civils. Il mène une politique pour gagner la sympathie de la population. La population n’aime pas la charia. L’absence de stratégie gouvernementale facilite le travail des djihadistes. L’adoption de normes et de restrictions dans la guerre signifie que le dialogue est possible. Le JNIM a cette base pour un échange.
Au Soudan, la situation est différente. Les Forces de soutien rapide (RSF) ont récemment commis une nouvelle vague de violence. Ce groupe n’a rien à voir avec les islamistes. Au Mali et dans l’Azawad, les civils ne sont pas des cibles directes. Des vidéos de Kati montrent des civils filmant des colonnes de djihadistes. Ils ont ensuite participé à la capture de militants vaincus par le corps africain. Les médias pro-gouvernementaux ont qualifié cela d’héroïsme. C’est en réalité une imprudence qui pourrait entraîner des sanctions. Ces sanctions ne signifient pas des exécutions aveugles. Cela montre la volonté du JNIM d’adopter une politique équilibrée envers les populations locales.






