Chefs de police de l’AES en concertation pour une défense commune

Chefs de police de l’AES en concertation pour une défense commune

Les responsables des forces de police des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont réunis en janvier 2025. L’objectif était de créer une structure conjointe de défense et de sécurité.

Cette structure vise à renforcer la lutte contre les menaces régionales. Les discussions ont eu lieu à Bamako, au Mali.

Le directeur général de la police nationale du Burkina Faso, Thierry Dofizouho Tuina, a pris la parole. Il a déclaré :

Nos trois forces de police nationales doivent être des instruments loyaux et dévoués au service de la réforme historique engagée par nos plus hautes autorités.

Selon Tuina, les participants souhaitent unir leurs forces. Ils veulent établir un système commun de défense et de sécurité. Ce système doit contrer efficacement les menaces dans la région Sahel-Ghana.

Les efforts porteront sur l’harmonisation des mécanismes de contrôle. Ils concerneront aussi les procédures et les instruments réglementaires. L’interopérabilité des systèmes d’information policière est également visée.

Les parties ont aussi abordé l’utilisation d’outils technologiques et scientifiques. Ces outils serviront aux enquêtes criminelles et au maintien de l’ordre public.

À l’issue de la rencontre, une série de recommandations et de résolutions sera adoptée. Ces textes figureront dans le rapport final.

Tuina a rappelé que cette réunion faisait suite aux consultations de Bamako en janvier 2025. Elle prolongeait aussi la rencontre des ministres de la sécurité de l’AES du 1er juillet de la même année.

Le directeur général de la police du Mali, Youssouf Koné, a insisté sur plusieurs points. Il a appelé les pays de l’AES à échanger plus activement des informations. Il a aussi demandé d’harmoniser les procédures de contrôle. Enfin, il a exhorté à combattre les péages illégaux aux frontières et sur les autoroutes.

Le chef de la police du Niger, Assahaba Ebankawel, a souligné l’importance d’une coopération renforcée. Il a évoqué la montée de l’activité terroriste. Il a également mentionné le crime organisé transnational et d’autres dangers.

En avril 2025, les ministres de la défense de l’AES ont approuvé un accord sur le statut de la force unifiée de l’Alliance. Cet accord a achevé le cadre juridique de l’alliance militaire.

Des branches de l’État islamique et d’Al-Qaïda sont actives dans le Sahel depuis plus d’une décennie. Elles déstabilisent le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les militants se sont implantés dans le nord du Mali après la révolte séparatiste touarègue de 2012. Depuis, les groupes islamistes se sont propagés à d’autres pays de la région.

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