Burkina : vulgariser les technologies agricoles pour les producteurs

Daouda Zongo dirige la vulgarisation de la recherche-développement au ministère de l’Agriculture du Burkina Faso. Son service fait partie de la direction générale de la production végétale. La mission principale consiste à renforcer les compétences des agents de vulgarisation et des conseillers agricoles. Il s’agit aussi de promouvoir les bonnes pratiques et les innovations issues de la recherche.

Plusieurs technologies sont actuellement diffusées sur le terrain. Les semences améliorées contribuent à 40 % du rendement pour des cultures comme le mil, le riz et l’arachide. Deux nouvelles formulations d’engrais, spécifiques au maïs et au riz, ont été mises au point. Dans le cadre de l’offensive agro-pastorale et halieutique, ces paquets technologiques visent à augmenter la production.

Parmi les autres innovations, le système de repiquage intensif permet d’obtenir plus de talles avec moins d’eau. La technique bokashi produit du compost plus rapidement. Le biochamps améliore la structure du sol et retient l’eau et les fertilisants. L’année passée, le polyter, un hydro rétenteur, a été acquis pour aider les plantes à conserver l’humidité.

Les approches sur le terrain sont diverses. La méthode des champs-école agro-pastoraux transforme les parcelles en lieux d’apprentissage sans murs. Un facilitateur guide les producteurs dans leurs propres champs. Le conseil de gestion aux exploitations agricoles aide à mieux gérer la production. L’approche des animateurs endogènes permet de toucher un grand nombre de producteurs. Enfin, la méthode SHEP oriente les agriculteurs vers le marché avant de produire.

« Pour la saison hivernale qui s’annonce, nous conseillons aux producteurs l’utilisation des semences de variétés améliorées », indique Daouda Zongo.

Pour s’adapter au changement climatique, la recherche-développement propose plusieurs techniques. Les semences améliorées à cycle court conviennent aux zones peu pluvieuses. Certaines variétés résistent ou tolèrent les poches de sécheresse. Les techniques de conservation des eaux et des sols, ainsi que la restauration des sols, sont mises en œuvre. L’utilisation de fumure organique retient l’eau dans les parcelles. Des aménagements comme les casiérages conservent l’eau à la parcelle.

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