L’Association pour l’Unité de la jeunesse et le développement en Afrique (UNIJED Afrique) tient sa 15ᵉ assemblée générale ordinaire le 2 juillet 2026 à Ouagadougou. La rencontre porte sur les crises sécuritaire et humanitaire, la baisse des financements et les défis de développement. Les participants cherchent des stratégies pour assurer la durabilité de l’organisation.
Le Burkina Faso, comme d’autres pays sahéliens, subit des crises sécuritaires persistantes. Ces crises fragilisent les communautés et provoquent des déplacements massifs de populations. La situation humanitaire se dégrade avec l’augmentation des besoins sociaux, la déscolarisation des enfants et la perte des moyens de subsistance. Le tissu économique local s’affaiblit.
Ramcy Mamadou Coulibaly, chargé de mission représentant le président de la délégation spéciale de Ouagadougou, a déclaré :
Ces réalités constituent autant d’épreuves qui mettent à contribution les capacités d’intervention des organisations engagées auprès des populations. Mais l’histoire nous enseigne une vérité essentielle. Ce sont souvent les périodes les plus difficiles, qui révèlent les plus grandes capacités d’innovation, de résilience et de dépassement de soi.
Face à la rareté des financements internationaux, UNIJED Afrique a adopté plusieurs orientations. Sibiri Sawadogo, président du conseil d’administration, a expliqué :
La première consiste à diversifier nos sources de financement afin de réduire notre dépendance vis-à-vis des financements traditionnels, notamment à travers le développement de partenariats avec le secteur privé, les fondations, le mécénat et d’autres mécanismes innovants de mobilisation des ressources.
La deuxième orientation renforce l’ancrage communautaire. Les bénéficiaires seront impliqués dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des interventions. Sawadogo a ajouté :
Nous poursuivrons également nos efforts d’optimisation des ressources et de maîtrise des coûts afin de préserver la qualité de nos interventions, tout en garantissant une gestion rigoureuse, saine et efficiente.
L’organisation prévoit aussi de renforcer les partenariats avec la société civile, les agences des Nations unies, les services techniques de l’État et les acteurs du développement. Selon Sawadogo, aucune organisation ne peut relever seule les défis actuels. L’assemblée générale a vu la participation du Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SPONG). Abdoulaye Ouédraogo, président du conseil d’administration du SPONG, a appelé à des échanges fructueux pour améliorer les conditions de vie des populations.






