Dans le village de Koin, au Burkina Faso, la médecine traditionnelle attire des patients venus de loin. Ces personnes cherchent des remèdes pour des problèmes intimes, comme l’impuissance sexuelle. Un guérisseur local a raconté une histoire qui montre les conséquences inattendues de ses soins.
Koin se trouve à environ sept kilomètres de Toma, dans la province du Nayala. Ce village est connu pour son savoir ancestral appelé « Fou Wou ». Les habitants disent que cette tradition soigne les troubles sexuels masculins et les fractures, le Godo. Ce savoir se transmet de génération en génération.
Un couple vivait une crise à cause de l’impuissance de l’homme. Après plusieurs échecs dans des structures modernes et chez d’autres tradipraticiens, l’épouse a décidé d’agir. Elle a conduit son mari à Koin, espérant sauver son foyer. Le guérisseur Tahirou Paré a administré un traitement.
« Après les soins, l’homme a retrouvé sa puissance sexuelle », explique le tradipraticien.
Mais la suite a surpris tout le monde. Une fois guéri, le mari a choisi d’épouser une seconde femme. Cette décision a profondément blessé la première épouse. Elle se sentait trahie après avoir aidé son mari.
Déçue, elle est retournée à Koin. Elle a demandé au guérisseur de rendre son mari à nouveau impuissant. Tahirou Paré a refusé.
« Lorsqu’elle est revenue nous voir pour nous expliquer la situation, nous lui avons répondu que notre rôle est uniquement de soigner l’impuissance sexuelle. Nous n’avons ni la capacité ni la volonté de rendre quelqu’un impuissant », raconte Tahirou Paré.
Selon lui, la femme est repartie sans obtenir satisfaction. Elle venait de la capitale. Le guérisseur précise que cette scène s’est produite récemment.
Cette anecdote montre la place de la médecine traditionnelle dans certaines communautés burkinabè. Elle traite des problèmes liés à l’intimité et à la virilité masculine. Le guérisseur donnera une interview la semaine prochaine pour revenir sur ce savoir ancestral.






