Burkina : un projet pour l’eau potable des déplacés lancé

Un nouveau projet d’accès à l’eau potable a été lancé le mardi 2 juin 2026. Il concerne les personnes déplacées et retournées au Burkina Faso. L’initiative est intitulée « Renforcer la durabilité et la résilience des services d’eau potable et d’assainissement pour les personnes déplacées, les retournés et les populations touchées par la situation humanitaire au Burkina Faso ».

Le projet couvre les régions de Bankui, du Yaadga et du Goulmou. Environ 97 000 bénéficiaires seront touchés par les activités. La crise sécuritaire et humanitaire a provoqué des déplacements massifs. L’afflux de ces personnes aggrave la pression sur les ouvrages d’eau existants.

Les régions ciblées concentrent 83 % des besoins urgents en eau, hygiène et assainissement. Ces zones subissent une pression démographique intense due aux déplacés internes. Le projet est mis en œuvre par l’UNICEF avec KWF et le gouvernement burkinabè.

Il prévoit la construction de sept nouvelles adductions d’eau potable simplifiées. Deux systèmes multi-villages alimentés à l’énergie solaire seront également créés. Six systèmes multi-villages existants seront réhabilités et étendus. Soixante blocs de latrines seront réalisés dans les écoles et les centres de santé. Deux stations de traitement des boues de vidange seront installées.

Dr Chantal Umutoni, représentante de l’UNICEF au Burkina, a déclaré que l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est un droit fondamental. C’est aussi une condition essentielle de santé, de dignité et de bien-être.

Le projet est financé par l’ambassade d’Allemagne avec un montant de 6 milliards de FCFA. L’ambassadeur d’Allemagne au Burkina, Dietrich Becker, a affirmé que l’accès à l’eau n’est pas un luxe. Il a réaffirmé la disponibilité de son pays à accompagner le Burkina.

Alassane Guiré, directeur de cabinet représentant le ministre d’État, a affirmé que le projet est en adéquation avec la vision du gouvernement. Il a ajouté que le projet contribuera à la consolidation de la sécurité, de la cohésion sociale et de la paix.

Le projet renforcera la gouvernance communautaire et l’autonomisation des femmes et des jeunes. Il se déroulera sur une période définie par les partenaires.

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