Burkina : un plan stratégique pour la SOTRACO

Un atelier de validation du plan stratégique de développement de la SOTRACO se tient à Ouagadougou le 2 juin 2026. Ce document servira de guide pour les cinq prochaines années. Le ministre Émile Zerbo, représenté par son secrétaire général Saïdou Sankara, a présenté les grandes orientations. L’objectif est de refonder la gouvernance et la performance opérationnelle de l’entreprise. La viabilité financière et la qualité de service sont aussi visées.

La SOTRACO est devenue une société d’État. Ce changement de statut traduit une volonté politique forte. Le transport public est replacé au cœur des priorités nationales. Une recapitalisation de 5 milliards de francs CFA a eu lieu. L’acquisition de 530 bus de dernière génération est aussi prévue. Ces mesures visent à renforcer les capacités opérationnelles de la société.

« L’acquisition de 530 bus, aussi importante soit-elle, ne saurait occulter les défis structurels auxquels la SOTRACO demeure confrontée. »

Le modèle économique de l’entreprise reste fragile. Il est durablement déficitaire. Des insuffisances dans la gestion de la maintenance ont compromis l’efficacité des investissements. Le ministre appelle à tirer les leçons du passé. L’atelier permet une analyse critique des documents stratégiques. Il offre un espace d’enrichissement collectif.

Le directeur général Drissa Sawadogo a évoqué trois défis majeurs. Le premier est la restructuration. Le second est le développement de la société. Le troisième est l’extension nationale. La SOTRACO se déploie déjà dans plus d’une dizaine de villes. L’objectif est de permettre aux populations de se déplacer sereinement. La société veut devenir une institution de référence.

« L’ancien plan est caduque… Il faut maintenant s’inscrire dans la vision des autorités. »

Le nouveau plan prend en compte les difficultés de mobilisation des ressources. Il intègre les problèmes de maintenance. L’utilisation des nouvelles technologies est prévue pour optimiser la gestion du parc. Une gestion prévisionnelle des ressources humaines est aussi planifiée. Le capital humain doit être motivé et compétent. Romuald Ilboudo, directeur de Yons Associates, a précisé que le diagnostic a défini ces axes.

« Ce travail s’est fait avec la SOTRACO. »

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