Burkina : un colloque et une exposition retracent l’histoire du cinéma

Le ministre de la Communication, Pindgwendé Gilbert Ouédraogo, a ouvert une exposition et un colloque le 11 mai 2026 à Ouagadougou. L’événement se déroule à l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA). Il met en lumière le patrimoine cinématographique national.

L’objectif est de valoriser l’histoire du cinéma burkinabè et africain. Il s’agit aussi de sensibiliser à la préservation du patrimoine culturel. L’exposition présente du matériel ancien, comme des caméras et des projecteurs. Ces objets datent des années 1950 jusqu’à nos jours.

Des stagiaires de l’Institut des Sciences des techniques de l’information et de la communication (ISTIC) et de l’Institut supérieur de l’image et du son (ISIS) ont assisté à l’événement. Ils ont découvert l’évolution du septième art au Burkina Faso.

Le ministre a signé le livre d’or de l’ABCA après la visite. Il a affirmé que cette action montre la volonté des autorités de préserver l’héritage cinématographique. Il a rappelé que le Burkina Faso reste une référence du cinéma africain grâce au FESPACO. La 30e édition de ce festival est prévue en 2027.

Pindgwendé Gilbert Ouédraogo a annoncé un projet de musée du cinéma africain à l’ABCA.

Des réalisateurs et acteurs du secteur ont déjà contribué à cette dynamique en mettant à disposition d’anciens équipements qui serviront à enrichir ce futur espace muséal. Nous devons désormais travailler à disposer de ressources humaines qualifiées et de moyens adaptés pour assurer la conservation du patrimoine cinématographique.

Le ministre a encouragé les jeunes cinéastes à se former aux nouvelles technologies. Il a aussi plaidé pour que les créateurs africains racontent leurs propres histoires.

Il faut que nous racontions nous-mêmes l’histoire de l’Afrique avec nos mots et nos émotions.

Cette activité s’inscrit dans la 4e édition du Mois du patrimoine burkinabè. Le thème retenu est : « Patrimoine et diversité culturelle : engagement, rôles et responsabilités des acteurs ».

Deux communications ont été présentées aux stagiaires. Ardjouma Soma, conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, a fait une rétrospective du cinéma au Burkina Faso. Il a évoqué les moyens logistiques utilisés pour la production. Il a aussi parlé des défis de conservation des équipements anciens.

Dimanche Yaméogo, Directeur général de Initiative Production, a animé la deuxième communication. Il a partagé son expérience dans la production cinématographique.

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