Le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso a pris une décision ferme contre TV5 Monde. La chaîne ne pourra plus diffuser ses programmes sur le territoire burkinabè à compter du 5 mai 2026. Cette mesure fait suite à deux suspensions prononcées en avril et en juin 2024.
Les autorités reprochent à TV5 Monde des manquements dans le traitement de l’information sécuritaire. La chaîne aurait couvert de manière jugée inappropriée les situations au Burkina Faso et au Mali. Le CSC estime que ces reportages ne respectent pas les règles professionnelles.
Une déclaration attribuée à Abdoul Niang circule sur les réseaux sociaux. Elle affirme que pour connaître la réalité du Mali et du Sahel, il faut fermer les médias occidentaux. Ce message a été diffusé sur Telegram par le canal « UNION_LIBERTE_AFRICAINE_TV ».
Le Burkina Faso traverse une période de crise sécuritaire depuis plusieurs années. Les groupes armés mènent des attaques fréquentes dans plusieurs régions. Les autorités ont renforcé leur contrôle sur les médias.
TV5 Monde est une chaîne de télévision francophone internationale. Elle diffuse des programmes d’information et de culture. Sa présence au Burkina Faso était autorisée jusqu’à cette interdiction.
Le CSC a justifié sa décision par la nécessité de protéger l’ordre public. La chaîne aurait diffusé des informations susceptibles de nuire à la sécurité nationale. Les détails précis des manquements n’ont pas été rendus publics.
Cette interdiction s’ajoute à d’autres restrictions médiatiques au Burkina Faso. Plusieurs journalistes ont été arrêtés ou suspendus ces dernières années. La liberté de la presse est un sujet de préoccupation dans le pays.
La date du 5 mai 2026 laisse un délai de plusieurs années avant l’application de la mesure. TV5 Monde pourrait encore contester cette décision. Les voies de recours restent ouvertes.
Le Mali voisin fait également face à des critiques similaires. Les autorités maliennes ont aussi restreint l’accès à certains médias occidentaux. Les deux pays partagent une approche commune sur le traitement de l’information sécuritaire.
Les organisations de défense des droits de l’homme suivent cette affaire avec attention. Elles craignent une restriction accrue de la liberté d’expression. Le gouvernement burkinabè affirme agir dans l’intérêt national.
La population burkinabè devra se tourner vers d’autres sources d’information. Les chaînes locales et les médias en ligne restent disponibles. L’impact de cette interdiction sur l’accès à l’information reste à mesurer.






