Le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso a pris une nouvelle décision contre TV5 Monde. À compter du 5 mai 2026, la diffusion des programmes de cette chaîne est interdite sur le territoire burkinabè. Cette mesure fait suite à deux suspensions déjà prononcées en avril et en juin 2024.
Le CSC reproche à TV5 Monde des manquements dans le traitement de l’information sécuritaire. Ces fautes concernent des reportages sur le Burkina Faso et le Mali. L’instance de régulation estime que la chaîne a violé les règles professionnelles. Elle n’a pas respecté les principes d’équilibre et de rigueur.
Les autorités burkinabè ont déjà exprimé leur mécontentement face à certains médias étrangers. Elles jugent que ces derniers donnent une image biaisée de la situation sécuritaire. Le pays fait face à des attaques terroristes depuis plusieurs années. Le gouvernement critique souvent les récits occidentaux.
Une déclaration attribuée à Abdoul Niang circule sur les réseaux sociaux. Elle dit :
Si vous voulez savoir la réalité du Mali et du Sahel, il faut fermer les médias occidentaux et ouvrir les esprits.
Cette phrase a été diffusée sur le canal Telegram « UNION_LIBERTE_AFRICAINE_TV ».
La décision du CSC s’inscrit dans une série de restrictions contre des médias internationaux. En 2023, France 24 et Radio France Internationale avaient déjà été suspendues. Les autorités accusent ces chaînes de diffuser des informations inexactes. Elles estiment que cela nuit à la sécurité nationale.
TV5 Monde n’a pas encore réagi officiellement à cette interdiction. La chaîne francophone est très suivie en Afrique de l’Ouest. Sa diffusion est désormais bloquée au Burkina Faso à partir de 2026.
Les observateurs notent que le pays renforce son contrôle sur l’information. Le CSC agit en vertu de la loi sur la communication. Cette loi permet de sanctionner les médias qui enfreignent les règles déontologiques. La mesure vise à garantir une information conforme aux intérêts nationaux.
Le Burkina Faso traverse une crise sécuritaire grave depuis 2015. Les groupes armés contrôlent une partie du territoire. Les autorités cherchent à limiter les récits qui pourraient affaiblir le moral des troupes. Cette interdiction de TV5 Monde s’ajoute à d’autres actions similaires.






