L’Agence nationale de la météorologie a rendu publiques ses prévisions pour la saison des pluies de 2026. L’information a été diffusée ce vendredi 24 avril sur la page Facebook de Météo Burkina. Selon ces données, le démarrage des pluies sera globalement tardif dans plusieurs zones du pays. Les premières pluies significatives arriveront après le 19 mai dans le Djôrô, le Guiriko, le Nazinon et le Tannounyan. Dans d’autres régions, comme le Bankui, le Goulmou, le Nakambé, le Nando et la Tapoa, le début interviendra après le 7 juin. Toutefois, certaines localités connaîtront un début de saison normal. Il s’agit du Koulsé, du Liptako, du Soum, du Sourou et du Yaadga.
En début de campagne, les séquences sèches devraient rester dans les normes habituelles. Des pauses pluviométriques de 7 à 10 jours sont attendues sur l’ensemble du territoire. En revanche, la période de juillet à septembre pourrait être marquée par un déficit pluviométrique dans la partie sud du pays. Les zones concernées sont le Djôrô, le Guiriko et le Tannounyan. Le reste du territoire devrait enregistrer des cumuls proches de la normale.
La fin de saison est annoncée normale dans le Sud-ouest. Elle y interviendra entre le 9 et le 19 octobre. Dans la majorité des autres régions, la fin sera tardive. Les dates s’échelonneront de fin septembre à fin octobre selon les zones. Des séquences sèches relativement longues, supérieures à neuf jours, sont attendues en fin de saison sur une grande partie du territoire. Seules quelques régions, comme le Goulmou, le Nakambé, le Nazinon et la Tapoa, connaîtront des séquences plus courtes.
Les prévisions annoncent également la probabilité d’événements extrêmes. Des vents violents et des pluies intenses sont possibles sur l’ensemble du pays. Face à ces perspectives, plusieurs risques sont évoqués. Une baisse des rendements agricoles est attendue en raison des déficits pluviométriques et des longues séquences sèches. Des inondations pourraient survenir dans les grandes agglomérations. Une recrudescence de maladies vectorielles, comme le paludisme et la dengue, est également redoutée.
Pour atténuer ces impacts, l’Agence recommande aux producteurs de semer après une pluie d’au moins 20 mm à partir des dates probables de début de saison. Elle appelle également à renforcer la surveillance des barrages et des ouvrages hydrauliques. Les populations sont invitées à suivre régulièrement les bulletins météorologiques et les mises à jour des prévisions.






