Le gouvernement burkinabè a organisé une réunion le 13 juillet 2026 à Ouagadougou. Les responsables des établissements privés d’enseignement y ont été conviés. L’objectif était de présenter les mesures récentes sur les frais de scolarité. Les autorités ont aussi demandé leur soutien pour appliquer ces règles.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano, s’est exprimé. Il était accompagné de ses collègues de l’Enseignement de base, Sosthène Dingara, et de l’Enseignement secondaire, Pr Moumouni Zoungrana. Selon lui, cette rencontre visait à remercier le secteur privé pour son apport au système éducatif. Elle permettait aussi d’expliquer les décisions prises.
« Nous avons rencontré les faîtières pour, d’une part, saluer leur contribution très importante au système éducatif et, d’autre part, leur donner la primeur de l’information afin de mieux expliquer les décisions prises », a déclaré le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano.
Les responsables gouvernementaux ont répondu aux questions des acteurs privés. Ils ont promis un accompagnement de l’État pour garantir une éducation de qualité. De nouveaux arrêtés fixent des critères précis. Les établissements doivent désormais respecter des normes de qualité.
Les frais de scolarité devront correspondre à la qualité de la formation. Les conditions d’apprentissage seront aussi prises en compte. Le ministre a précisé que le montant exigé doit refléter la valeur de l’enseignement proposé.
« Lorsqu’un établissement fixe ses frais de scolarité, il faut que l’on puisse établir un parallèle entre le montant exigé et la qualité de la formation assurée ou attendue par l’apprenant », a-t-il expliqué.
Pour l’éducation de base et le secondaire, trois catégories ont été définies. Une évaluation sur 100 points classe les écoles. Les établissements avec moins de 50 points sont en catégorie 1. Ceux entre 50 et 74 points sont en catégorie 2. Ceux avec au moins 75 points sont en catégorie 3.
Pour l’enseignement supérieur privé, l’évaluation se fait sur 20 points. La première catégorie concerne les notes entre 7 et 9. La deuxième regroupe les notes de 10 à 13. La troisième inclut les notes de 14 ou plus.
Les frais de scolarité autorisés varient selon la catégorie. Les établissements mieux classés peuvent demander des montants plus élevés. Cela tient compte de leur niveau de qualité et des services offerts.
Le gouvernement souhaite ainsi encourager les promoteurs à améliorer leurs infrastructures. La qualité de l’enseignement et les conditions d’apprentissage doivent progresser. Cette réglementation fait suite à un décret adopté le 3 juillet 2026. Ce texte prévoit des arrêtés pour chaque ordre d’enseignement. Ces arrêtés précisent les modalités d’application des nouvelles règles.






