Burkina : Mieux rémunérer les employés des startups pour garder les talents

Une étude préconise des conditions de travail améliorées dans les startups burkinabè. L’objectif est de réduire la fuite des employés qualifiés. Le travail a été mené par Nimi Adama, étudiant en Master 2 à l’Institut burkinabè des arts et métiers (IBAM). Il a soutenu ses recherches à Ouagadougou.

L’enquête a porté sur 20 startups installées dans la capitale. Quarante employés, deux par entreprise, ont répondu à des questionnaires. La collecte des données a duré environ six mois via Google Forms. Le chercheur a rencontré des difficultés, notamment des reports de rendez-vous.

Les résultats confirment l’existence du phénomène de départ des talents. Plusieurs facteurs expliquent ces départs. Les conditions de travail sont difficiles. Les équipements nécessaires aux tâches manquent. La rémunération est faible. Dans certaines startups, les salaires sont inférieurs au Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).

« Nous avons constaté que le départ des talents dans les startups est effectivement une réalité à Ouagadougou », a déclaré Nimi Adama.

Le chercheur a recommandé plusieurs mesures aux responsables des startups. Il faut créer un environnement professionnel favorable. Les conditions de travail doivent être revues. Du matériel adéquat doit être mis à disposition. La politique salariale nécessite une amélioration.

« Nous avons proposé aux responsables de revoir les conditions de travail, de mettre à la disposition des employés du matériel adéquat et d’améliorer la politique salariale », a-t-il indiqué.

Nimi Adama estime qu’une rémunération insuffisante démotivé les travailleurs. Ceux-ci cherchent alors de meilleures opportunités ailleurs. Les départs fréquents ont des conséquences graves. Ils entraînent une perte de compétences et de connaissances. La continuité des activités est affectée.

Les startups jouent un rôle important dans l’économie burkinabè. Elles créent des activités économiques et offrent des emplois aux jeunes. Le chercheur souhaite que son étude serve aux promoteurs, aux responsables des ressources humaines et à l’État.

« Les startups sont des entreprises qui contribuent à l’économie burkinabè. Grâce à leurs talents, elles parviennent à se maintenir et à se développer », a-t-il déclaré.

Il espère que les observations et recommandations seront prises en compte. L’État burkinabè accompagne souvent ces jeunes entreprises. Une attention accrue à la fidélisation des talents est nécessaire.

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