Burkina : la mutuelle des finances tient son assemblée

La Mutuelle des agents des finances (MUAFI) tient sa cinquième assemblée générale ordinaire. La réunion se déroule ce mercredi à l’Institut des finances publiques du Burkina (IFPB). Cette activité répond à une obligation statutaire de l’institution. Elle obéit aussi à un devoir de responsabilité et de redevabilité. Les participants dressent le bilan de la mutuelle. Ils se projettent également sur sa pérennité.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mariam Ouattara. Elle est directrice des ressources humaines du ministère de l’Économie et des finances. Elle était représentée par Bakary Sori, contrôleur interne au même service.

La mutualité repose sur une conviction simple mais radicale : que chacun de nous, pris isolément, est vulnérable face aux aléas de l’existence que sont la maladie, l’accident, le deuil, l’imprévu, mais que tous ensemble, nous devenons une force de protection collective.

Cette conviction est celle du directeur général de l’IFPB, Barthélémy Dabré. Dans un monde où la solidarité recule, la MUAFI représente le choix de ne laisser aucun camarade seul face à l’adversité.

Chaque année, des milliers de jeunes stagiaires apprennent ici les règles pour suivre les valeurs du service public financier.

Mariam Ouattara, par la voix de son représentant, a souligné une triple importance pour cette assemblée. D’abord, elle permet de faire le point sur la gestion de la mutuelle. Ensuite, elle offre l’occasion d’examiner les perspectives et de valider les choix. Enfin, elle ouvre des échanges sur l’adaptation des prestations à un contexte en mutation.

Mon accord de principe est d’abord un témoignage d’estime à l’endroit de la MUAFI.

La MUAFI fonctionne comme toute institution respectueuse de ses règles. Au titre de l’année 2025, elle a obtenu des résultats appréciables. On compte 1 978 adhérents, 8 750 demandes de remboursement de dépenses de santé, et plus de 17 500 patients ayant bénéficié de prestations sanitaires.

Le président du conseil d’administration, Mahamoudou Drabo, a rappelé le volet social de la mutuelle. Ce volet est mis en œuvre à travers plusieurs activités. La journée de l’enfant mutuel en fait partie. Lors de cette journée, des bons de scolarité ont été offerts à plus de 750 enfants.

Nous n’avons non plus pas oublié l’agent féminin. Il y a eu la première édition de l’Octobre Rose, au cours de laquelle plus de 64 femmes ont pu obtenir un dépistage du cancer du col de l’utérus. Nous n’avons pas oublié le troisième âge, à savoir les doyens, les retraités. Nous étions en 2025 à la troisième édition de la journée des retraités financiers. A cette occasion, plus de 300 retraités ont bénéficié de kits alimentaires de façon gracieuse.

L’UEMOA a adopté un règlement qui encadre la gestion des mutuelles sociales. Le Burkina Faso a également pris des textes pour encadrer ces mutuelles. Mahamoudou Drabo a invité les acteurs à se pencher sur cette question. Il a aussi évoqué l’extension de l’assurance maladie universelle, la rationalisation de la gestion des ressources, et l’existence de niches d’adhésions volontaires à explorer.

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