Burkina : La FAO évalue ses projets de sécurité alimentaire à Boromo

Une délégation de la FAO a visité la province des Balé. Cette mission était conduite par Ernest Moïse Mushekuru, représentant de l’organisation au Burkina Faso. L’objectif était d’observer les résultats des investissements réalisés sur le terrain. Les membres de la délégation ont examiné des fermes agroécologiques et des installations agricoles. Ils ont aussi visité des biodigesteurs produisant de l’énergie propre. Ces équipements utilisent les déchets organiques pour générer du gaz. Ils réduisent la pression sur les ressources forestières locales.

Les échanges avec les autorités et les bénéficiaires ont permis de mesurer les impacts concrets. Hommes et femmes ont présenté leurs productions agricoles. Ils ont aussi exposé les difficultés rencontrées au quotidien. Ernest Moïse Mushekuru a souligné l’importance de cette immersion. Il a déclaré : « Nous avons eu l’occasion de discuter avec les communautés bénéficiaires des réalisations qu’elles ont pu accomplir en matière de production agricole, mais aussi des défis auxquels elles font face. L’objectif est de trouver ensemble des solutions pour renforcer les acquis. »

Les fermes agroécologiques constituent un élément central du projet. Elles permettent aux producteurs de diversifier leurs cultures. Samuel Tibi, directeur provincial de l’Agriculture, s’est réjoui des résultats. Il a affirmé : « Nous sommes vraiment émerveillés par ces réalisations. Elles vont dans le sens des priorités des plus hautes autorités du pays qui placent la souveraineté alimentaire au premier plan. » Selon lui, ces fermes améliorent durablement les conditions de vie des producteurs.

Les biodigesteurs visités offrent une alternative énergétique aux ménages ruraux. Ils réduisent les tâches domestiques liées à la recherche de bois de chauffe. Ernest Moïse Mushekuru a noté : « Ces équipements facilitent l’accès à une énergie plus propre, réduisent la déforestation et allègent les tâches domestiques liées à la recherche du bois de chauffe. Ils permettent également une consommation énergétique plus saine au sein des ménages. »

Dans le village d’Ouroubono, la coopérative Tiongondol regroupe une centaine de membres. Plus de 57 % d’entre eux sont des femmes. Aïchatou Ouédraogo, sa présidente, a exprimé sa satisfaction. Elle a confié : « Nous avons déjà bénéficié de plusieurs projets, mais une réalisation d’une telle ampleur est une première pour notre village. Cela nous va droit au cœur. » Les nouvelles installations devraient réduire les activités pénibles des femmes et renforcer leurs revenus.

La FAO accompagne les priorités du gouvernement burkinabè en matière de sécurité alimentaire. Ernest Moïse Mushekuru a rappelé : « La sécurité alimentaire demeure l’un des piliers majeurs des priorités nationales. Toutes les actions entreprises par la FAO visent à accompagner cette vision et à contribuer à l’atteinte de l’objectif de souveraineté alimentaire. » Il s’est dit impressionné par la mobilisation des communautés locales.

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