La Faîtière des caisses populaires du Burkina (FCPB) a tenu deux assemblées générales à Ouagadougou le 22 mai 2026. La deuxième assemblée générale extraordinaire et la treizième assemblée générale ordinaire se sont déroulées dans la salle de conférence de l’institution. Les délégués des caisses populaires du pays ont examiné et approuvé plusieurs réformes. Ces réformes visent à améliorer la gouvernance et la solidité financière du Réseau des caisses populaires du Burkina (RCPB).
L’assemblée générale extraordinaire avait pour objet principal l’adoption des textes révisés de la FCPB. Ces textes incluent les statuts, le règlement intérieur et le règlement financier. Cette révision permet de mettre le réseau en conformité avec la loi nᵒ/ALT du 13 février 2025. Cette loi régit la microfinance dans l’espace UEMOA.
Adama Kaboré, président du conseil d’administration de la FCPB, a commenté cette réforme. Il a déclaré : « Cette loi n’est pas une simple contrainte administrative. Elle est un levier de modernisation et de protection accrue pour l’épargne de nos millions de membres. » Selon lui, les nouveaux textes adapteront le fonctionnement du réseau aux exigences réglementaires et opérationnelles. Il a ajouté : « Cette révision est le gage de notre pérennité. Elle nous permettra de conserver notre agrément et de renforcer notre position de leader de la finance solidaire au Burkina Faso. »
Les travaux ont permis d’examiner plusieurs innovations. Le terme « coopérative d’épargne et de crédit » a été remplacé par « société coopérative de microfinance ». De nouvelles dispositions protègent les coopérateurs. Les mécanismes disciplinaires et les règles de gouvernance ont été renforcés. Certaines exigences financières ont été augmentées. Les textes révisés encadrent mieux les conflits d’intérêts. Un comité spécialisé des risques a été créé. Des administrateurs indépendants ont été introduits. Les organes dirigeants sont davantage professionnalisés. La voix prépondérante du président en cas d’égalité a été supprimée pour renforcer la collégialité. Les délégués ont adopté à l’unanimité les statuts révisés, le règlement intérieur révisé et le règlement financier révisé.
Les responsables de la FCPB ont expliqué que cette réforme alignait le réseau sur les nouvelles réalités du secteur. Toutes les institutions de microfinance doivent se conformer à cette réglementation. Les textes renforcent la gouvernance et professionnalisent le réseau pour mieux protéger les coopérateurs.
La treizième assemblée générale ordinaire a ensuite examiné les résultats de gestion de l’exercice 2025. Les états financiers et les perspectives pour 2026 ont été présentés. Adama Kaboré a salué la mobilisation des délégués et des partenaires. Il a rappelé que cette assemblée se tenait dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur de la nouvelle loi. Il a affirmé : « Ce devoir de redevabilité que nous accomplissons aujourd’hui n’est pas seulement un exercice pour se conformer à la loi. Bien plus, il est une opportunité pour nous permettre de nous améliorer. » Il a insisté sur le rôle de l’assemblée générale comme cadre de dialogue et de renforcement de la gouvernance coopérative. Il a rendu hommage aux membres des organes dirigeants arrivés en fin de mandat, saluant leur engagement pour l’inclusion financière.
Ernest Kaboré, chargé de mission, a présidé la cérémonie au nom du ministre de l’Économie et des Finances. Il a salué le rôle historique du RCPB dans le financement des populations rurales et du secteur informel. Il a déclaré : « L’épargne des peuples est la première pierre de leur souveraineté économique. Lorsqu’elle est organisée, sécurisée et réinvestie au service des communautés, elle devient une force de transformation nationale. » Pour lui, la nouvelle loi constitue une avancée pour la gouvernance et la sécurité de l’épargne. Il a exhorté le réseau à jouer un rôle plus actif dans le financement du développement local, notamment dans les secteurs agricole et entrepreneurial. Il a lancé : « Nous fondons beaucoup d’espoir sur votre accompagnement en faveur des petites et moyennes entreprises ainsi que des jeunes et des femmes entrepreneurs. »
Au plan financier, les indicateurs de l’exercice 2025 montrent une évolution positive. Le nombre de membres est passé de 859 525 en 2024 à 906 278 en 2025, soit une progression de 5 %. L’encours de l’épargne a augmenté de plus de 11 %, passant de plus de 202 milliards FCFA à environ 225 milliards FCFA. L’encours des crédits a également enregistré une hausse.






