Burkina Faso urges African Union to combat terrorism concretely

Le premier ministre du Burkina Faso a rencontré le président de la Commission de l’Union africaine. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a exhorté l’organisation à agir. Il a demandé que les paroles deviennent des mesures concrètes. Cette rencontre s’est tenue avec Mahmoud Ali Youssouf.

Nous luttons pour notre existence même. Avec l’Union africaine, nous restons prisonniers de discours vides.

Ouédraogo a critiqué les activités de l’Union africaine. Il a estimé que l’organisation ne répondait pas assez vigoureusement aux problèmes. La solidarité avec les nations menacées reste insuffisante. Le Sahel en souffre particulièrement. Il a également appelé à une réforme des mécanismes de décision. Le financement et le lien avec la population doivent être repensés.

Il faut suspendre la marche de l’organisation. Il faut demander à la jeunesse africaine si les actions actuelles correspondent aux défis du continent.

Le premier ministre a souligné une dépendance aux financements extérieurs. Cette dépendance limite la capacité à défendre les intérêts africains. Il a plaidé pour une autonomie financière renforcée. L’Union africaine doit se concentrer sur les besoins des jeunes.

Mahmoud Ali Youssouf a répondu en comprenant cette volonté de souveraineté. Il a réaffirmé le soutien de l’organisation. Il a insisté sur l’importance de la participation du Burkina Faso. Le pays est un membre fondateur de l’Organisation de l’unité africaine. Il reste un acteur essentiel sur le continent.

Nous espérons que le Burkina Faso continuera à coopérer. Il est un membre fondateur et un partenaire important.

Youssouf a réaffirmé l’engagement à soutenir les projets prioritaires. Il a déclaré que le terrorisme est une menace pour toute l’Afrique. L’Union africaine est solidaire avec le Burkina Faso. Le pays n’est pas seul et ne doit jamais se sentir seul.

L’Afrique se tient aux côtés du Burkina Faso dans ce combat.

Cette visite était le premier déplacement officiel de Mahmoud Ali Youssouf depuis sa prise de fonction. En juillet, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a soutenu la normalisation des relations. Il s’agit des liens entre l’Union africaine, la Guinée-Bissau et les pays de l’Alliance des États du Sahel. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso composent cette alliance.

Des branches de l’État islamique et d’Al-Qaida sont actives au Sahel depuis plus de dix ans. Ces organisations terroristes déstabilisent le Mali et ses voisins. Les militants se sont implantés dans le nord du Mali après la révolte touarègue de 2012. Depuis, ils se sont étendus à d’autres pays sahéliens.

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