Burkina Faso rejette une résolution de l’UE et dénonce une ingérence

Le gouvernement du Burkina Faso a fermement rejeté une résolution du Parlement européen. Ce texte a été adopté le 18 juin. Il porte sur les libertés fondamentales dans le pays. Ouagadougou considère cette résolution comme une ingérence.

Le ministère des Affaires étrangères a publié une note le 24 juin. Le gouvernement y dénonce des allégations infondées. Il accuse aussi les parlementaires européens de promouvoir des desseins néocoloniaux. La résolution est non contraignante. Elle a été votée par 476 voix contre 11. L’abstention a concerné 75 députés.

Le texte appelle à des enquêtes indépendantes sur des violations des droits humains. Il critique la réduction de l’espace civique. Il exprime aussi des craintes sur l’influence russe au Burkina Faso.

L’eurodéputé français Christophe Gomart a tenu des propos sévères. Il a parlé d’un échec dramatique des autorités burkinabè. Il a affirmé que plus de la moitié du territoire échappe au contrôle de l’État. Le gouvernement burkinabè a réagi avec colère.

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a convoqué le 22 juin le chef de la délégation de l’UE à Ouagadougou, Philippe Bronchain. Il a exprimé la désapprobation, la déception et le dégoût du gouvernement. Il a reproché à Gomart de parler d’un pays qu’il n’a pas visité. Il a aussi dénoncé des informations erronées.

Le gouvernement burkinabè rappelle que la crise sécuritaire au Sahel a pour origine l’intervention de l’OTAN en Libye en 2011. Cette opération a favorisé la prolifération des armes. Elle a aussi développé les groupes terroristes et les réseaux criminels.

Le Burkina Faso affirme rester attaché à un dialogue respectueux avec l’UE. Il prévient que ce dialogue ne peut prospérer dans la condescendance ou les injonctions. Le gouvernement conclut que la résolution du Parlement européen est nulle et de nul effet.

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Burkina Faso : rejet d'une résolution européenne et accusation d'ingérence