Burkina Faso : mines, énergie et industrie au cœur du plan RELANCE

Le gouvernement burkinabè mise sur les mines, l’énergie et l’industrie pour accélérer la croissance. Le plan RELANCE, porté par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, repose sur un pilier central nommé « Développer les infrastructures et transformer durablement l’économie ». Le ministre de l’économie, Dr Aboubacar Nacanabo, a expliqué que ce pilier doit permettre un grand basculement historique du développement du Burkina Faso.

Ce pilier vise plusieurs objectifs précis. Il ambitionne la souveraineté alimentaire et énergétique. Il prévoit aussi une industrialisation à grande échelle. La transformation de l’industrie minière est également au programme. La révolution numérique et la modernisation des infrastructures complètent ces ambitions.

Le plan RELANCE se décompose en sept lettres. Le R signifie « Réformes structurelles audacieuses ». Le E représente « Économie productive et souveraine ». Le L désigne « Leadership d’un État stratège ». Le A correspond à « Accélération des investissements structurants ». Le N renvoie à « Nation mobilisée ». Le C évoque « Croissance inclusive ». Le E final signifie « Équité sociale et territoriale ».

Le ministre a indiqué que les projets prévus sont sans précédent. Plus de 14 000 hectares seront aménagés, dont des milliers d’hectares de bas-fonds. De nouvelles centrales énergétiques verront le jour. L’autoroute Ouaga-Bobo sera finalisée. D’autres autoroutes relieront les chefs-lieux de région. L’aéroport de Donsin sera achevé. L’aéroport de Bobo Dioulasso sera réhabilité. Un Datacenter national Tier 3 est aussi prévu.

Dans le secteur minier, la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB) montera en puissance. Elle devra exploiter au moins dix mines industrielles appartenant à l’État d’ici 2030. La raffinerie d’or sera opérationnalisée. L’usine FASO RAILS et l’usine textile Texforce le seront également. D’autres usines textiles sont programmées. Des zones industrielles se développeront dans les régions. Le transport aérien sera modernisé avec six nouveaux aéronefs pour Air Burkina.

Le Burkina Faso veut transformer ses ressources localement. Il souhaite créer de la valeur ajoutée et développer des champions nationaux. L’objectif est de devenir une puissance productive dans l’espace AES et africain.

Les effets attendus sont chiffrés. La part des industries manufacturières dans le PIB passera de 9,6 % en 2024 à 17,7 % en 2030. La puissance électrique installée augmentera de 678,5 MW en 2024 à 2585,6 MW en 2030, soit une hausse de 281 % en cinq ans. La part des produits alimentaires dans les importations baissera de 11,5 % à 8 %. Le taux de croissance moyen atteindra 7,2 % sur la période. Le déficit budgétaire restera contenu à 3 % maximum. La balance commerciale devrait dégager des excédents durables.

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