Le Bureau burkinabé des droits d’auteur (BBDA) a organisé une formation pour les journalistes. La session a eu lieu les 11 et 12 mai 2026 à Ziniaré, dans la région de Bassitenga. Une vingtaine de professionnels des médias y ont participé.
L’objectif était de permettre aux hommes et femmes de médias de mieux comprendre les différents aspects du droit d’auteur. Ils pourront ainsi diffuser une information correcte au public. Ils contribueront aussi à promouvoir les bonnes pratiques liées à l’exploitation des œuvres.
Selon le directeur général du BBDA, Dr Hamed dit Patindeba Patrick Lega, le droit d’auteur était souvent perçu comme une question technique. Il est désormais au centre des enjeux culturels, économiques et numériques. Il concerne directement la protection des créateurs, la rémunération des artistes, la circulation des contenus et le respect de la propriété intellectuelle. Le BBDA a donc choisi de renforcer sa collaboration avec les journalistes pour qu’ils contribuent à sensibiliser le public et à promouvoir le respect des droits des créateurs.
Dr Hamed dit Patindeba Patrick Lega, directeur général du BBDA
Pendant les 48 heures de formation, quatre modules ont été présentés. Ces modules ont permis aux participants de connaître les fondamentaux du droit d’auteur et des droits voisins, les missions et le fonctionnement du BBDA, les mécanismes de gestion collective et de répartition des droits, ainsi que les défis liés au numérique et à l’intelligence artificielle.
Le premier module a été développé par la secrétaire générale du BBDA, Chantal Forgo/Kaboré. Il portait sur l’environnement de la gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins. Elle a précisé que la gestion collective consiste en l’exercice du droit d’auteur et des droits connexes par des organismes qui agissent dans l’intérêt et au nom des titulaires des droits. Cette gestion offre plusieurs avantages aux auteurs, comme le contrôle des utilisations et la perception des droits, la protection des droits sur le territoire national et à l’étranger grâce aux accords de réciprocité, ainsi qu’un accès à une rémunération régulière.
Chantal Forgo/Kaboré, secrétaire générale du BBDA
Au Burkina Faso, le BBDA est l’organisme chargé de la gestion collective des droits d’auteur. Il reçoit les adhésions des auteurs et déclare les œuvres. Il octroie des autorisations pour l’exploitation publique des œuvres et perçoit les droits. Il répartit et paie les droits aux bénéficiaires des œuvres exploitées.
Le directeur général du BBDA a axé son intervention sur la politique de promotion culturelle et de sécurité sociale des membres. Il a présenté le Fonds de promotion culturelle, qui soutient les projets structurants des artistes membres et promeut le patrimoine culturel. Il a aussi évoqué la stratégie de sécurité sociale en cours de finalisation. Il a annoncé le paiement par virement bancaire des droits d’auteur au cours du mois de mai.
Minata Yé/Soma, directrice de l’exploitation, de la perception et des affaires juridiques, a abordé les principes généraux du droit d’auteur et la problématique face à l’évolution technologique. Elle a fait savoir que dans l’environnement numérique, Internet peut contribuer à la mise en œuvre des droits des auteurs, mais aussi être à l’origine de nombreuses violations. Avec l’intelligence artificielle, se pose la question de la paternité des œuvres et des questions juridiques liées à leur protection. Des outils sont développés pour détecter le niveau d’utilisation de l’intelligence artificielle dans la création des œuvres.
Delphine Somé/Zongo, directrice de la documentation et de la répartition, a animé la dernière communication sur les conditions d’adhésion au BBDA et la répartition des droits. Elle a détaillé les conditions à remplir pour adhérer, les sources de perception des redevances et la manière dont les fonds sont répartis entre les différents auteurs.
À la fin des deux jours, les journalistes repartent mieux informés pour aborder les questions de droit d’auteur.






