Le gouvernement burkinabè a annoncé la fin de l’interdiction temporaire d’exporter l’amande de karité. Cette décision est officialisée par un communiqué conjoint daté du 22 mai 2026. Les ministères de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, ainsi que celui de l’Économie et des Finances, ont signé ce texte. La mesure initiale remontait au 18 septembre 2024.
Les exportateurs doivent toutefois respecter des conditions précises. Ils doivent d’abord céder au moins 25 % de leur cargaison aux transformateurs locaux. Ces unités nationales doivent avoir des besoins résiduels non couverts. Le prix de cette cession est fixé par l’État. Un contrat ferme et des bordereaux de livraison signés par les deux parties sont obligatoires.
Une autre condition concerne le paiement d’une taxe. Un prélèvement de 200 francs CFA par kilogramme est exigé avant toute exportation. Cette somme est versée au budget de l’État. Elle s’ajoute aux formalités administratives habituelles.
Cette mesure vise à équilibrer les intérêts des exportateurs et des transformateurs nationaux. Le gouvernement cherche à soutenir l’industrie locale du karité. Le karité est une ressource importante pour l’économie du Burkina Faso. La filière emploie de nombreuses personnes, surtout des femmes rurales.
Les autorités espèrent ainsi stimuler la transformation locale. Elles veulent aussi garantir un approvisionnement suffisant pour les usines nationales. La levée de la suspension intervient après une période d’évaluation. Les acteurs économiques attendaient cette décision avec attention.
Le communiqué précise que les exportateurs doivent fournir des documents justificatifs. Les bordereaux de livraison doivent être dûment cachetés. Sans ces pièces, aucune autorisation spéciale n’est délivrée. Les services compétents vérifieront la conformité des dossiers.






