Burkina Faso : les tribunaux coutumiers entrent en phase pilote

Les juridictions coutumières et traditionnelles burkinabè sont devenues fonctionnelles. Une phase expérimentale a démarré dans le Mogho. Cette mise en œuvre s’appuie sur la loi dénommée « Faso Bu-Kaooré ».

Une réunion de trois jours s’est tenue à Ouagadougou. Elle a pris fin le vendredi 22 mai 2026. Les participants ont installé officiellement les premiers tribunaux coutumiers. Le Ouidi Naaba, représentant du Mogho Naaba Baongo, a reçu des registres.

Ces documents comprennent deux types d’enregistrement. Le premier recense les requêtes et les recours. Le second consigne les résumés d’audiences. Cette remise officialise le début des activités judiciaires traditionnelles.

Les autorités coutumières du Mogho ont suivi des formations. Elles ont étudié les mécanismes de résolution des conflits. Les us et coutumes locaux ont servi de base. Les participants ont aussi examiné la loi « Faso Bu-Kaooré ». Ils ont parcouru ses textes d’application article par article. Des questions ont permis d’harmoniser les compréhensions.

Rodrigue Bayala, ministre de la Justice, a présidé la clôture. Il a félicité les participants pour leur travail. Il a remis les registres aux autorités coutumières. Cette action marque le lancement effectif des tribunaux.

Un bilan est prévu à la fin de l’année 2026. Il permettra d’identifier les forces et les faiblesses. Des ajustements seront effectués avant une généralisation. Cette phase pilote concerne uniquement la région du Kadiogo.

Les tribunaux coutumiers offrent une alternative aux juridictions classiques. Ils s’appuient sur les traditions locales. Leur objectif est de rapprocher la justice des citoyens.

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