Burkina Faso : l’État lance une opération de recouvrement de créances

Le ministre de la justice a tenu une conférence de presse. Elle s’est déroulée à Ouagadougou ce vendredi 17 avril 2026. L’objectif était d’informer sur le recouvrement des créances. Ces dettes sont dues à l’État burkinabè. L’Agent judiciaire de l’État (AJE) en a la charge. Un délai de huit jours est accordé aux débiteurs. Il court à partir du 17 avril 2026. Passé ce délai, des mesures coercitives seront appliquées. Le portefeuille total des créances atteint 1 000 milliards de FCFA. Il comprend plusieurs catégories distinctes de dettes. La première concerne les chèques impayés. Leur nombre est d’au moins 10 000. Leur valeur est de 200 milliards de FCFA au 31 mars 2026. Ces chèques proviennent des services des Impôts et des Douanes. Ils viennent aussi du Trésor sur tout le territoire. Le ministre Rodrigue Bayala a fourni ces détails.

Il s’est agi d’une véritable association de malfaiteurs. Des entreprises fictives ont été créées, des comptes ouverts et des chéquiers confectionnés et utilisés dans ce cadre, le tout avec la complicité de certains agents publics

a déclaré le ministre. Les créances bancaires forment une autre part importante. L’AJE en a hérité en 2022. Ce portefeuille vient du Bureau de recouvrement des créances du Burkina. Il est lié au retrait de l’État du secteur bancaire. Cela s’est produit dans les années 1990 avec les Programmes d’ajustements structurels. L’État était actionnaire majoritaire dans plusieurs banques. Il s’agit de la Banque internationale du Burkina. La Banque pour le financement du commerce et l’investissement est aussi concernée. La Banque nationale de développement du Burkina fait partie de la liste. La Caisse autonome d’investissement et l’Union révolutionnaire des banques aussi. L’État a dû désintéresser les créanciers de ces établissements. Il a aussi récupéré leurs créances. Le montant restant à recouvrer est d’environ 400 milliards de FCFA. Cette évaluation date du 31 décembre 2025. Le ministre Bayala était accompagné lors de la conférence. L’Agent judiciaire de l’État, Karfa Gnanou, était à ses côtés. N. Landry Yaméogo était également présent. Les créances contentieuses ordinaires s’élèvent à 200 milliards de FCFA. Cette catégorie regroupe plusieurs types de dettes. Elle inclut les garanties financières liées à la commande publique. Les trop-perçus par les agents publics en font partie. Les irrégularités décelées par les corps de contrôle aussi. Les déficits de caisse des comptables publics sont concernés. Les dépenses non justifiées suite aux arrêts de la Cour des comptes aussi. Les impayés sur les redevances des salles de jeux sont inclus. Les factures impayées du centre Ouaga 2000 en font partie. Les pénalités des Systèmes financiers décentralisés sont listées. Les pénalités des adjudicataires défaillants aux enchères publiques aussi. Les créances issues de décisions de justice représentent 100 milliards de FCFA. Ce sont des condamnations pécuniaires au profit de l’État. Elles couvrent les dommages et intérêts et les frais de justice. Les amendes prononcées par la Cour des comptes sont incluses. Les créances des démembrements de l’État atteignent 100 milliards de FCFA. L’AJE est aussi chargé de leur recouvrement. Cela concerne les redevances des communications électroniques. Les impayés sur des conventions de prêts de fonds nationaux sont visés. Le Fonds de développement culturel et touristique est concerné. Le Fonds burkinabè de développement économique et social aussi. FASO KUNA WILI fait partie de la liste. Les factures impayées de sociétés d’État sont incluses. Les montants pour les garanties financières en font partie. Face à ce montant total, l’État annonce une offensive. Des mesures de recouvrement seront mises en œuvre. Des avis de mise en demeure seront envoyés. Des avis à tiers détenteurs seront aussi utilisés. Des fermetures d’entreprises sont envisagées. Des saisies de biens mobiliers et immobiliers seront possibles. Les agents de poursuite pourront effectuer des visites à domicile.

Le respect des engagements envers l’État n’est pas une option, c’est une obligation

a rappelé le ministre Bayala. L’État enjoint donc tous ses débiteurs à régulariser leur situation. Cette opération vise à préserver les intérêts financiers de la nation.

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