L’Assemblée Législative du peuple burkinabé a voté un texte interdisant toute vente d’actifs publics.
Soixante-dix députés ont validé ce projet sans enregistrer le moindre vote contre.
Désormais, la cession totale ou partielle des sociétés publiques devient illégale.
Serge Poda, ministre de l’Industrie, a détaillé la portée de cette mesure législative.
Les industries touchant à la sécurité nationale et à la stabilité sociale reçoivent une protection juridique spécifique.
L’État s’octroie la possibilité d’entrer dans le capital des firmes privées jugées indispensables.
Les biens ainsi que les comptes bancaires de ces entités bénéficient d’une immunité totale.
Certains secteurs d’activité sont dorénavant réservés aux acteurs économiques nationaux.
Cette orientation rompt avec les pratiques économiques en vigueur depuis les années 1990.
Les dirigeants affichent une volonté claire de renforcer le contrôle sur la production locale.
Le pouvoir politique cherche à prémunir le marché intérieur contre les pressions extérieures.
Aucune privatisation d’entreprise publique ne sera donc tolérée par les institutions législatives.



