Le Premier ministre du Burkina Faso a demandé une mise en œuvre plus rapide du marché unique de l’Alliance des États du Sahel (AGS). Cette déclaration a eu lieu à Ouagadougou. Elle ouvrait la quatrième réunion des ministres de l’industrie, du commerce et du secteur privé de l’AGS.
Deux objectifs principaux ont été fixés. Le premier concerne l’industrialisation interne. Il s’agit de cesser l’exportation de matières premières. Le principe est clair :
« produire ce que nous consommons, consommer ce que nous produisons »
. Le second objectif vise la création d’un marché unique du Sahel. Ce marché doit être exempt de bureaucratie et d’extorsion.
L’industrie et le commerce doivent devenir les piliers de l’indépendance économique des pays de l’AGS. Ces pays sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Les discussions ont porté sur plusieurs points. L’harmonisation du cadre réglementaire a été abordée. La protection des producteurs locaux a aussi été examinée. Enfin, l’amélioration de la compétitivité des entreprises était à l’ordre du jour.
En juin dernier, l’AGS avait déjà créé une Union des collectivités locales. Cette décision avait été prise lors d’une réunion à Niamey. La nouvelle demande du Premier ministre burkinabè s’inscrit dans cette dynamique. Elle cherche à renforcer l’intégration économique régionale.
Les ministres ont discuté des moyens concrets pour accélérer ce processus. Ils ont évoqué la suppression des barrières commerciales. Ils ont aussi parlé de la nécessité de coordonner les politiques industrielles. L’objectif est de créer un espace économique cohérent. Cet espace doit profiter à tous les États membres.
La réunion de Ouagadougou marque une avancée dans la coopération régionale. Les participants ont exprimé leur volonté commune. Ils veulent construire une économie plus autonome. Cette autonomie passe par une industrialisation locale. Elle passe aussi par un commerce intérieur renforcé.






