Burkina Faso : le ministre de la Culture menace de bannir certains artistes

Le samedi 30 mai 2026, le ministre de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, s’est exprimé à Tiébélé. Il visitait la Cour royale. Il a adressé un avertissement aux artistes et aux promoteurs culturels. Selon lui, certains contenus artistiques ne correspondent pas aux valeurs du Burkina Faso.

Le ministre a rappelé son attachement aux traditions nationales. Il a dénoncé une tentative d’influence étrangère.

« L’impérialisme ou les impérialistes veulent passer par la culture pour nous détourner de notre objectif. Restons vigilants », a-t-il déclaré.

Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a ensuite précisé les conséquences pour les contrevenants.

« Nous avons dit que tout promoteur culturel qui va faire la promotion des non-valeurs, nous n’allons plus jamais accompagner de telles initiatives », a-t-il prévenu.

Il a insisté sur la nécessité de revenir à l’identité burkinabè.

« Nous voulons que, lorsque des artistes montent sur scène, ce soit notre culture et nos valeurs traditionnelles qu’ils puissent promouvoir », a-t-il fait savoir.

Le ministre a ciblé des pratiques scéniques précises.

« Les artistes qui montent, notamment les dames qui esquissent des pas de danse qui n’honorent pas la femme, nous allons bannir de telles pratiques », a-t-il fermement souligné.

Il a aussi critiqué les paroles jugées nocives.

« Les artistes qui chantent et qui insinuent des propos malveillants, des propos dégradants, nous allons désormais nous démarquer de ces artistes », a-t-il ajouté.

Le gouvernement ne soutiendra plus les artistes qui ne respectent pas ces règles.

« Nous n’allons plus jamais apporter un quelconque soutien à un artiste qui ne fait pas véritablement la promotion de la culture burkinabè », a conclu le ministre Ouédraogo.

Cette annonce a été rapportée par Minute.bf. Elle concerne l’ensemble du secteur culturel burkinabè. Les artistes doivent désormais adapter leurs créations. Les promoteurs doivent aussi veiller au respect des valeurs locales. Le ministre a été clair sur les conséquences. Aucun accompagnement financier ou matériel ne sera accordé aux contrevenants.

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