Burkina Faso : l’armée teste la formation interarmes avec l’exercice Bangré I

L’armée burkinabè a organisé un exercice tactique interarmes nommé Bangré I. Cette manœuvre s’est déroulée du 4 au 8 mai 2026. Elle a eu lieu autour d’un Groupement tactique interarmes (GTIA). L’objectif était de préparer les futurs cadres militaires à des combats de haute intensité. Les réalités actuelles du terrain ont inspiré cet entraînement.

L’Académie militaire Georges Namoano (AMGN) et l’École nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) ont conduit l’exercice. Plus de 1 800 participants ont été mobilisés. Ce total comprend 208 élèves officiers d’active et 1 318 élèves sous-officiers d’active. Près de 300 militaires issus d’unités spécialisées les ont appuyés. Parmi ces unités figuraient un peloton du Bataillon blindé d’intervention rapide (BBIR). Une batterie du Bataillon d’artillerie de campagne et d’intervention rapide (BACIR) a aussi participé. Une section du Génie militaire était présente. Des éléments de l’Armée de l’Air et des opérateurs du Groupement des forces spéciales ont également pris part à la manœuvre.

Les responsables militaires ont expliqué que cet exercice repose sur des retours d’expériences opérationnelles. L’objectif affiché par le Commandement des écoles et centres de formation de l’Armée de terre est de former des chefs de sections et des chefs de groupes. Ces cadres doivent évoluer dans des environnements complexes. Les combats interarmes et interarmées se rapprochent des conditions réelles du terrain.

Au-delà des aspects tactiques, Bangré I vise à développer une capacité de commandement adaptée aux situations extrêmes. L’exercice renforce aussi la coordination entre les différentes composantes des Forces armées nationales. Les autorités militaires ont souligné la nécessité de disposer de personnels aguerris. Ces soldats doivent prendre des décisions rapides et efficaces dans des contextes opérationnels exigeants.

Le colonel Hamed H. Rouamba, chef d’État-major de l’Armée de terre, représentait le chef d’État-major général des armées. Il a salué le bon déroulement de l’exercice. Il a aussi félicité l’engagement des élèves, des encadreurs et des unités mobilisées. Il a estimé que cette activité répond aux défis sécuritaires actuels. Elle reste en adéquation avec les réalités du terrain que les Forces armées nationales affrontent.

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