La police nationale du Burkina Faso a ouvert le mercredi 24 juin 2026 à Ouagadougou la première édition des Journées scientifiques de la police nationale. L’événement se tient à l’École nationale de police jusqu’au 26 juin. Le thème retenu est : « Sciences, innovations et souveraineté technologique : quels leviers pour une police moderne et plus efficace ? »
Le ministre de la sécurité, Mahamadou Sana, a patronné la cérémonie. Le ministre de l’innovation, Ardjouma Thiombiano, en était le parrain. Le directeur général de l’École nationale de police, Thierry D. Tuina, a présidé les débats.
Ces journées visent à promouvoir la réflexion scientifique au sein de la police. Elles encouragent le partage d’expériences entre chercheurs et agents. L’objectif est de trouver des solutions innovantes pour renforcer l’efficacité opérationnelle. Les organisateurs souhaitent aussi favoriser la création d’équipements de sécurité fabriqués au Burkina Faso.
Thierry D. Tuina a expliqué l’importance de ces rencontres. Il a déclaré : « À travers ces journées scientifiques de la police nationale, nous voulons encourager l’innovation, la recherche et la créativité afin que tout cela soit mobilisé dans la lutte contre la criminalité. Aujourd’hui, la criminalité est devenue complexe et les criminels utilisent des moyens de plus en plus perfectionnés. Pour lutter efficacement contre ces menaces, il faut être au diapason des nouvelles technologies. »
Le directeur général a souligné que ces journées permettent de rassembler des experts, des universitaires et des policiers. Il a ajouté : « Ces journées nous permettent de rassembler des experts, des universitaires, des chercheurs et des policiers pour qu’ensemble, nous puissions baliser le chemin, mettre en place des solutions adaptées et développer du matériel Made in Burkina Faso capable de nous permettre d’atteindre notre objectif qui est d’assurer efficacement la sécurité des personnes et des biens. »
Mahamadou Sana a insisté sur la collaboration entre la recherche et la sécurité. Il a déclaré : « Pendant longtemps, les acteurs de la recherche et le monde de la sécurité ne faisaient pas forcément bon ménage. Les uns étaient attachés à la rigueur scientifique et méthodologique, tandis que les autres étaient davantage dans l’urgence et le pragmatisme. Aujourd’hui, nous avons décidé de mutualiser les intelligences et de voir comment le monde de la recherche peut accompagner la sécurité avec ses connaissances. »
Le ministre a rappelé que la police utilise déjà des outils scientifiques. La police technique et scientifique, l’analyse des données criminelles et le constat d’accident assisté par les technologies en sont des exemples. Il a estimé que les efforts doivent être renforcés pour développer davantage de solutions locales. Il a ajouté : « La vraie souveraineté, c’est de pouvoir fabriquer ce que nous utilisons nous-mêmes. Nous importons encore beaucoup d’équipements alors que nous disposons d’intelligences capables de créer et d’innover. »
Ardjouma Thiombiano a salué cette initiative. Il a déclaré : « Nous n’avons pas seulement accepté de parrainer ces journées, mais nous avons considéré cela comme une réelle opportunité de donner à la science la possibilité de cheminer aux côtés de la sécurité pour répondre aux aspirations profondes de notre société. La science et les innovations technologiques doivent rester au cœur de tous les domaines. Il est donc temps que les chercheurs, les universitaires et tous les acteurs scientifiques travaillent main dans la main avec les forces de sécurité pour relever les nouveaux défis du monde. »
Pendant trois jours, les participants assisteront à des communications scientifiques. Des expositions et des présentations de solutions innovantes burkinabè sont prévues. Des espaces de démonstration sont également organisés.






