Des acteurs de la gestion forestière se sont réunis à Ouagadougou. La date était le vendredi 10 avril 2026. Le Groupe d’Action pour la Gestion Forestière et Média’Vert ont organisé cette session. Le but était une formation au plaidoyer politique. Ce plaidoyer doit reposer sur des données probantes. L’objectif central est l’adoption d’un texte réglementaire. Ce texte doit encadrer la Régénération Naturelle Assistée au Burkina Faso. Des partenaires techniques appuient cette action.
La Régénération Naturelle Assistée restaure les terres dégradées. Elle protège les repousses naturelles d’arbres. Ces repousses viennent de souches ou de graines dans le sol. L’agriculteur sélectionne les pousses prometteuses. Il élimine ensuite la végétation concurrente. Un élagage léger favorise la croissance. Cette méthode diffère du reboisement classique. Elle ne requiert aucune pépinière. Elle évite aussi la plantation de jeunes arbres.
Le GAGF et Média’Vert visent une adoption fin 2026 ou début 2027. Le texte serait un arrêté ou un décret. Le ministère de l’agriculture et de l’environnement est responsable. Le futur texte doit définir clairement la RNA. Il tiendra compte des écosystèmes burkinabè. Il établira un régime de propriété des arbres. Ce régime sera favorable aux producteurs. Le texte précisera aussi les aspects fiscaux. Il fixera un protocole technique de mise en œuvre. Il impliquera les collectivités territoriales dans sa promotion.
La mise en place d’un tel texte juridique permettra de sécuriser les producteurs et de favoriser l’appropriation de la RNA par l’ensemble des acteurs du monde rural.
Le groupe a défini une série d’actions structurées. Des rencontres avec les décideurs faciliteront l’adhésion. La consultation des acteurs de terrain est prévue. L’élaboration du projet de texte se fera avec les services juridiques. Des activités de formation et de sensibilisation sur la RNA sont planifiées. Des sorties sur le terrain recueilleront les expériences des producteurs. Des actions de communication complètent le plan. Une conférence de presse sera organisée. Des contenus médiatiques seront produits. Des plateformes numériques animeront le débat public.
La Régénération Naturelle Assistée est une pratique peu coûteuse. Elle utilise des outils simples accessibles aux producteurs. L’investissement global reste inférieur à 20 000 FCFA par hectare. Des études du CIFOR-ICRAF démontrent son efficacité. La fertilité des sols s’améliore significativement. Les rendements agricoles augmentent de 15 à 30 %. Les revenus des producteurs peuvent aussi croître. Le CIFOR-ICRAF accompagne techniquement le processus. Il produit des données scientifiques. Il appuie la recherche.
Il est essentiel que les décideurs s’appuient sur des preuves concrètes pour adopter des politiques efficaces en matière de restauration des terres et de sécurité alimentaire.
Selon le Dr Mawa Karambiri du CIFOR-ICRAF, l’objectif national est clair. Il vise la restauration de cinq millions d’hectares d’ici 2030. L’appui scientifique démontre le rôle stratégique de la RNA. Les acteurs appellent les autorités à écouter les producteurs. Ces derniers gèrent les terres au quotidien. Ils rencontrent des défis pour sécuriser leurs investissements.
Il est important que les producteurs aient des garanties sur les arbres qu’ils protègent et entretiennent, afin de pouvoir en tirer profit et de les transmettre aux générations futures.
L’adoption d’un texte réglementaire sur la RNA aura des conséquences. Elle pourrait influencer la gestion durable des terres. Elle concilierait les impératifs environnementaux. Elle toucherait aussi la sécurité alimentaire. Le développement économique serait concerné. La sécurisation des producteurs reste un point central. L’appropriation de la technique par le monde rural en dépend.






