Burkina Faso ferme les labos du projet de moustiques modifiés

Les autorités du Burkina Faso ont ordonné la fermeture des laboratoires liés à un projet de moustiques génétiquement modifiés. Les échantillons restants doivent être détruits. Cette décision met fin à plus de dix ans de recherches.

Le projet, appelé Target Malaria, visait à lutter contre le paludisme. Il prévoyait de libérer des moustiques modifiés dans la nature. Les travaux avaient débuté en 2012 dans le pays.

Les autorités de biosécurité du Burkina Faso avaient donné leur approbation réglementaire il y a quelques semaines. Malgré cela, le gouvernement a changé de position après des protestations publiques.

Les responsables ont déclaré que le peuple burkinabè n’avait pas consenti à ces expériences. Ils ont estimé que le pays servait de terrain d’essai pour des technologies occidentales.

Les moustiques modifiés étaient développés dans des laboratoires situés aux États-Unis, en Italie et au Royaume-Uni. Le projet impliquait plusieurs institutions internationales.

La décision de fermeture a été annoncée sans préavis. Les équipes de recherche ont dû cesser leurs activités immédiatement. Les autorités ont exigé la destruction complète des échantillons biologiques.

Cette affaire soulève des questions sur la souveraineté des pays africains. Elle montre les tensions entre la recherche scientifique et l’acceptation locale. Les populations locales craignent des risques pour la santé et l’environnement.

Le paludisme reste un problème majeur de santé publique au Burkina Faso. La maladie cause des milliers de décès chaque année. Les méthodes de lutte conventionnelles peinent à endiguer sa propagation.

Target Malaria était présenté comme une solution innovante. Les chercheurs espéraient réduire la population de moustiques vecteurs. Mais l’opposition publique a eu raison du projet.

Les autorités n’ont pas précisé si d’autres programmes de recherche seraient autorisés. La question de la lutte contre le paludisme reste ouverte. Le pays devra trouver d’autres approches pour protéger sa population.

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