Burkina Faso : experts comparent solaire photovoltaïque et thermodynamique

L’Académie nationale des sciences, des arts et des lettres du Burkina Faso a organisé un panel le 18 juillet 2026 à Ouagadougou. La rencontre s’est tenue à l’université Joseph-Ki-Zerbo. Des spécialistes ont comparé deux technologies solaires pour éclairer les décisions publiques.

La Direction générale de l’énergie, l’Institut de recherche en sciences appliquées et technologies, la Société nationale d’électricité du Burkina et l’Agence nationale des évaluations environnementales ont participé aux échanges. Ces structures ont partagé leurs analyses sur le développement solaire au Burkina Faso.

Le président du comité d’organisation, Pr Stanislas Ouaro, a expliqué le but de la réunion. Il s’agit de produire un rapport de recommandations exploitables par les autorités. Ce document doit aider à choisir la technologie la mieux adaptée au contexte burkinabè. Le panel a confronté les avantages, les limites et les coûts des deux systèmes.

Pr Ouaro a distingué les centrales photovoltaïques des centrales thermodynamiques. Les premières convertissent directement le rayonnement solaire en électricité grâce à des semi-conducteurs. Les secondes utilisent la chaleur du soleil pour produire de la vapeur actionnant des turbines.

« Elles utilisent la même ressource, mais elles fonctionnent de façon totalement différente », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que les centrales thermodynamiques équipées de stockage thermique peuvent produire de l’électricité la nuit ou par temps nuageux. Les photovoltaïques dépendent de l’ensoleillement direct.

Le secrétaire perpétuel de l’ANSAL-BF, Hamidou Touré, a salué l’initiative. Il a rappelé que

« l’heure n’est plus aux théories importées, mais plutôt à l’action souveraine et scientifique ».

Selon lui, l’accès à l’énergie est un levier de souveraineté et de développement.

« Dans cette dynamique, nos universités et nos instituts de recherche doivent se positionner en première ligne pour éclairer la décision politique par des solutions concrètes et adaptées à nos réalités sahéliennes. »

Le panel a réuni chercheurs, étudiants, régulateurs, techniciens de la SONABEL, producteurs indépendants, décideurs et citoyens. Dr Jean Baptiste Ky, président de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie, figurait parmi les panelistes.

L’ANSAL-BF est une société savante apolitique et non confessionnelle. Elle compte plus de 50 membres actifs répartis en cinq collèges spécialisés : sciences et techniques ; sciences humaines, lettres et culture ; sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion ; sciences de la santé humaine et animale ; sciences naturelles et agricoles. Créée en 2013, l’institution conseille le gouvernement et promeut le développement socio-économique par la science et l’innovation. Elle assure une veille scientifique et valorise les résultats de la recherche.

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