Le parquet du Burkina Faso a lancé une procédure judiciaire contre l’Union générale des étudiants du Burkina (UGEB). Cette action fait suite à la diffusion de messages sur les réseaux sociaux. Le procureur du Tribunal de grande instance de Ouagadougou a publié un communiqué à ce sujet.
Le communiqué précise que le contenu des publications enfreint la loi pénale. Il s’agit notamment d’apologie du terrorisme et de démoralisation des forces de défense et de sécurité. Ces actes sont prévus par le code pénal burkinabè.
La démoralisation des militaires est une infraction spécifique. L’apologie publique du terrorisme en est une autre. Chacune de ces infractions est punie d’une peine d’emprisonnement. Cette peine va d’un an à dix ans. Une amende peut aussi être infligée. Le montant cumulé peut atteindre 12 millions de francs CFA. Cela représente plus de 21 000 dollars américains.
Le procureur a souligné la gravité de ces faits. Il a ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire. Cette enquête vise les auteurs des publications. Elle vise aussi leurs éventuels complices.
Plus tôt en mai, le Conseil supérieur de la communication (CSC) avait pris une mesure similaire. Le CSC avait interdit la diffusion de la chaîne française TV5 Monde. Cette interdiction était due à des violations répétées de la loi burkinabè. Ces violations concernaient la couverture des informations sur la lutte antiterroriste au Sahel.
L’enquête contre l’UGEB s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue. Les autorités burkinabè surveillent les discours en ligne. Elles cherchent à prévenir toute forme de soutien au terrorisme. La procédure judiciaire est en cours. Les résultats de l’enquête ne sont pas encore connus.






