Le 9 juillet 2026, Karim Ouédraogo, haut-commissaire du Bam, a rencontré les acteurs de l’éducation non formelle. Il leur a rappelé l’importance des langues nationales. Selon lui, ces langues favorisent la cohésion sociale, le développement et la souveraineté culturelle. Cette vision correspond à celle des plus hautes autorités du Burkina Faso.
La rencontre s’est déroulée à Kongoussi. Elle a été organisée par la Direction provinciale de l’Éducation préscolaire, primaire et non formelle (DPEPPNF). Il s’agissait de la deuxième édition de la clôture des activités de l’éducation non formelle dans la province.
« Les plus hautes autorités de notre pays accordent une importance particulière à la promotion des langues nationales, considérées comme un puissant levier de cohésion sociale, de développement et de souveraineté culturelle », a déclaré Karim Ouédraogo.
Le haut-commissaire a invité tous les acteurs à poursuivre leur engagement. Il a demandé de renforcer l’accès des populations à une éducation de qualité. Cette éducation doit passer par l’éducation non formelle et la valorisation des langues nationales.
Samuel Bamogo a parrainé l’événement. Il est président de l’Association action communautaire pour le développement du Burkina (ACD/BF). Il est aussi promoteur de plusieurs médias à Kaya.
Naba Ilboudo, directeur provincial de l’Éducation préscolaire, primaire et non formelle du Bam, a pris la parole. Il a expliqué que cette journée a été instituée en 2025. Son objectif est de donner de la visibilité à l’éducation non formelle. La journée reconnaît aussi les efforts des acteurs et soutient la politique nationale de promotion des langues nationales.
« Cette journée s’inscrit dans la dynamique impulsée par les plus hautes autorités de notre pays, qui ont fait de la promotion des langues nationales et de l’alphabétisation un axe majeur de la refondation de notre système éducatif. En célébrant les acteurs de l’éducation non formelle, nous traduisons sur le terrain cette vision qui vise à offrir à chaque Burkinabè des opportunités d’apprentissage adaptées à ses réalités linguistiques et culturelles », a-t-il souligné.
La cérémonie a permis de distinguer les meilleures animatrices et les apprenants les plus méritants. Les deux premiers de chaque catégorie ont reçu un vélo et un kit d’encouragement. Les troisième, quatrième et cinquième ont reçu des kits avec des postes radio, des fournitures scolaires et des gadgets.
Christiane Zoungrana, première animatrice, s’est réjouie de cette reconnaissance. Elle a promis de continuer à promouvoir l’alphabétisation en langue nationale.
Une exposition d’instruments traditionnels a aussi eu lieu. Les instruments étaient présentés avec leurs noms en mooré, une langue nationale. Cette action visait à sauvegarder le patrimoine linguistique et culturel. Elle rapprochait aussi les apprenants de leurs réalités socioculturelles.
La province du Bam a obtenu un taux de succès de 91,14% à l’examen de certification du non-formel. Cette année, 1265 candidats ont participé.






