Burkina Faso : 3e Journée des coutumes et traditions au palais de Panghin

Le Burkina Faso a célébré la Journée des coutumes et des traditions le 15 mai 2026. Cette troisième édition s’est tenue au palais royal de Panghin, à Ouagadougou. Le Moogho Naaba Baongo a présidé la cérémonie. Il a remis des distinctions honorifiques à plusieurs personnalités.

Ces récompenses saluent leur travail pour la cohésion sociale. Elles reconnaissent aussi leur respect des valeurs endogènes. Le renforcement du vivre-ensemble au Burkina Faso était au centre des préoccupations. La loi Faso-bukaoré a été mentionnée comme un outil important.

Des gardiens de la tradition étaient présents. Des fidèles de la religion ancestrale ont aussi participé. Les autorités gouvernementales et régionales ont assisté à l’événement.

Le Mogho Naaba est arrivé vêtu de ses habits royaux. Il a fait son entrée sous le chapiteau au son des tam-tams. Des chants et des cris de réjouissance ont accompagné sa venue. Les dignitaires et la population ont scandé des louanges.

Cette sortie solennelle a marqué le début des activités. La Journée des coutumes et traditions vise à valoriser les patrimoines culturels et spirituels du pays.

Le thème de cette édition était « Justice traditionnelle et spiritualité dans le Moogho ». Le Ouidi Naaba Kiiba, doyen de la cour royale, a expliqué son importance. Il a souligné le rôle historique des autorités coutumières. Ces dernières contribuent à la cohésion sociale et à la médiation communautaire. Elles transmettent aussi les savoirs ancestraux.

Le ministre du Mogho Naaba a réaffirmé l’importance des identités culturelles africaines. Il a évoqué le contexte de mutations sociales et sécuritaires. Le Ouidi Naaba Kiiba a révélé les souhaits du Moogho Naaba. Il a espéré une bonne pluviométrie et des récoltes abondantes en 2027. Le retour de la paix et de la sécurité a aussi été demandé. Il a insisté sur l’éducation traditionnelle des enfants.

Le ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala, a été honoré. Le Mogho Naaba Baongo a salué ses actions pour les coutumes et traditions burkinabè. Le ministre Bayala a pris la parole. Il a salué cette célébration qui renforce le vivre-ensemble. Il a remercié le Mogho Naaba pour la distinction. Il a réaffirmé son attachement au dialogue, à la paix et à la cohésion sociale.

« Aujourd’hui, c’est le 15 mai, c’est une occasion de bénédiction pour que l’invocation des ancêtres, des mânes des ancêtres et de Dieu puissent donner la paix à notre pays. Comme vous le savez, depuis septembre 2023, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, prône le retour aux sources, le retour à nos valeurs sociales endogènes ancestrales pour amorcer un développement économique et social véritable. Et dans la quête de notre souveraineté, nous ne pouvons pas retrouver notre indépendance si nous ne revenons pas à nos sources et à nos valeurs ancestrales », a-t-il déclaré.

Il a souhaité une bonne fête à tous les Burkinabè. Pour lui, le retour aux identités culturelles est essentiel dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire (RPP).

« Au nom du gouvernement, nous sommes venus souhaiter bonne fête au Moogho Naaba et prier pour qu’avec l’ensemble de la cour royale, toutes les prières qui seront dites aujourd’hui puissent apporter une bonne saison hivernale à nos paysans et apporter la paix à notre pays », a ajouté le ministre.

Le Moogho Naaba a aussi remis des attestations à d’autres personnalités. Le ministre d’État Émile Zerbo, de l’Administration territoriale, a été honoré. Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, en charge de la Culture, a reçu une distinction. Une conférence publique sur le thème « Justice traditionnelle et spiritualité dans le Moogho » est prévue. Des universitaires animeront cette rencontre.

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