Le gouvernement du Burkina Faso adopte une feuille de route consacrée à l’intelligence artificielle.
Ce plan nécessite un budget de trente milliards de francs CFA.
Les autorités fixent l’horizon deux mille trente pour atteindre ces objectifs technologiques.
Le projet vise la création de cinq mille emplois spécialisés.
Le texte prévoit aussi la formation de cinq cents experts et de cent quarante leaders locaux.
Vingt-trois solutions expérimentales doivent voir le jour dans divers secteurs prioritaires.
Dr Yaya Traoré présente ces ambitions lors d’une conférence publique organisée le vendredi vingt-trois octobre deux mille vingt-six.
Cette présentation intervient durant la seconde édition de l’événement Le Faso Digital.
L’exécutif cherche à renforcer la souveraineté numérique du pays.
Les discussions se déroulent en ligne sous la modération de l’entrepreneur Amon Mocé Rodolphe Bazongo.
Dix mois de travaux et de concertations ont permis d’aboutir à ce document validé le dix-neuf juin deux mille vingt-six.
Cette stratégie répond au onzième chantier de la transition digitale.
Le plan s’accorde avec les orientations de la stratégie nationale pour l’économie numérique.
Le budget global se répartit entre cinq axes précis.
Le développement des solutions absorbe dix milliards cinq cents millions de francs CFA.
Les infrastructures souveraines et la préparation des données reçoivent chacune six milliards de francs CFA.
La formation des compétences mobilise quatre milliards cinq cents millions de francs CFA.
La gouvernance obtient les trois milliards restants.
Le responsable institutionnel admet la modestie relative de cette somme face aux besoins réels.
Cependant, les autorités jugent ce montant suffisant pour démarrer les actions urgentes.
Les vingt-trois projets pilotes ciblent la sécurité, la cohésion sociale et la gestion publique.
Des outils informatiques doivent identifier les contenus haineux et les vidéos manipulées.
D’autres applications reprennent le contrôle des marchés publics pour contrer la collusion.
La santé et l’éducation intègrent aussi le dispositif numérique.
Des tuteurs intelligents et des systèmes d’assistance médicale figurent parmi les priorités.
L’agriculture et l’énergie profitent également de ces innovations.
L’inclusion linguistique mobilise les équipes gouvernementales.
L’État veut héberger ses données et ses solutions d’IA au Burkina Faso
Le mooré, le dioula et le fulfuldé constituent les trois premières langues nationales intégrées aux modèles informatiques.
