Le 24 avril, la Journée internationale des jeunes filles dans les TIC a mis en lumière des parcours comme celui d’Atika Ouattara. Cette designer graphique, entrepreneure et formatrice a accepté de raconter son chemin. Elle dirige Noblesse_art, une entreprise de création visuelle.
Son entrée dans le design graphique ne fut pas une vocation précoce. Après le bac, elle ignorait l’existence de ce métier. Elle s’est d’abord inscrite en géographie à l’université. Face aux contraintes académiques, elle a choisi une formation professionnelle. Elle a tenté les mines et carrières, sans succès. Puis elle a découvert l’infographie et, en 2020, le design graphique. Ce domaine est devenu une passion véritable.
La pratique quotidienne a renforcé son attachement à ce métier. Elle aimait déjà dessiner et créer. Elle a vu une opportunité de combiner ses talents et un secteur où les femmes manquaient. Sa formation a duré dix mois et s’est achevée en 2021 par un certificat.
Noblesse_art propose des formations et des prestations. L’entreprise conçoit des affiches, des logos et des identités visuelles. Le nom vient de la signification de son prénom, Atika.
Être une jeune femme dans les TIC a posé des difficultés. Peu de femmes étaient visibles dans ce domaine. Atika Ouattara n’avait pas de modèle féminin sur les réseaux. Certains clients doutaient de ses compétences. Ils n’étaient pas habitués à voir des femmes designers. Elle a dû gagner leur confiance. Le manque de temps est une autre contrainte. Le design graphique exige beaucoup d’investissement et réduit la vie sociale.
Son quotidien se déroule au bureau. Elle répond aux demandes des clients et gère plusieurs projets. Elle essaie de s’accorder des moments personnels.
L’ordinateur portable reste l’outil central du design graphique professionnel. Les téléphones ne suffisent pas pour un travail de qualité. Le secteur évolue positivement au Burkina Faso. La connaissance du métier s’améliore. Un problème persiste : la faible valorisation du travail. Les designers peinent à obtenir une reconnaissance juste.
« Il ne devrait pas y avoir de limites imposées sur les métiers que l’on souhaite exercer », déclare Atika Ouattara.






