Les épreuves écrites du concours de recrutement de notaires ont débuté ce dimanche 24 mai 2026. Elles se tiennent à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. Le ministère en charge de la Justice organise cet examen avec l’Ordre des notaires. Me Yacouba Dembélé, président de l’Ordre, a lancé officiellement la session.
Dès l’aube, les postulants ont rejoint les amphithéâtres L, L1 et L2. Chacun espère obtenir une place dans cette profession juridique exigeante. Le comité de pilotage, dirigé par Me Dembélé, explique que ce recrutement répond à un besoin précis. Il doit réduire le manque de notaires dans le pays.
Cette session vise aussi à assurer le renouvellement des effectifs. Elle cherche à garantir des compétences élevées chez les futurs notaires. L’accent est mis sur l’excellence et l’éthique professionnelle. Les services juridiques deviennent plus demandés par la population.
Me Yacouba Dembélé affirme que tout est fait pour garantir l’égalité des chances. Pour cette édition, 1 185 candidats sont en lice. Seuls 20 postes sont à pourvoir. Les épreuves écrites comprennent une rédaction d’actes et un sujet au choix.
« C’est une offre intéressante à plus d’un titre parce que 20 notaires constituent déjà 42 % de l’effectif actuel des notaires. C’est donc une avancée significative car ce nombre viendra sensiblement augmenter le nombre des notaires et également garantir l’accès de la profession de notaire au peuple burkinabè mais aussi garantir l’accès aux activités de notaire à toute la population », a expliqué Me Yacouba Dembélé.
Le président de l’Ordre a souhaité bonne chance aux candidats. Il a rassuré sur le respect des normes et standards. Chaque année, ce concours attire de nombreux postulants. La profession offre des débouchés dans le domaine judiciaire. Les candidats admissibles passeront une épreuve orale. Celle-ci comprend un entretien avec le jury et une évaluation des connaissances pratiques et déontologiques.
Pour participer, il faut une maîtrise en droit. Une bonne moralité est exigée. Les conditions fixées par les textes doivent être remplies. Les candidats ont pris place sous la surveillance des surveillants. Les consignes ont été rappelées avant le début des épreuves. Les téléphones portables sont interdits. L’accès à la salle est refusé huit minutes après le début des compositions. Le temps imparti doit être strictement respecté.
Joël Ibrango, un candidat, s’est dit satisfait de l’organisation. « Le moral est bon car dès notre arrivée, l’accueil et la répartition des salles ont été bien faits, ce qui nous a permis de nous retrouver rapidement et de maintenir le stress », a-t-il déclaré. Madel Sirima a partagé son état d’esprit. « Le moral est au top comme on le dit. On s’est préparé pour cela et on espère que les sujets aussi seront abordables pour qu’on puisse être admis », a-t-elle indiqué. Elle a ajouté être stressée « à 70 % sur 30 » en raison du nombre de candidats et des postes à pourvoir.
L’Ordre des notaires du Burkina Faso réaffirme son engagement pour une justice préventive. Cette justice doit être efficiente et accessible à tous. Le notaire est un officier public ministériel. Il assure un service public de la preuve. Il garantit l’authenticité des actes entre les parties. Il possède l’exclusivité de l’authentification des actes.






