Anesthésie : les risques du non-respect des consignes selon Pr Bertille Ki

Le professeur Bertille Ki est médecin anesthésiste-réanimateur. Elle dirige le service d’anesthésie et de réanimation du Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles-de-Gaulle. Dans un entretien, elle explique les dangers liés au non-respect des consignes médicales. Aller contre ces consignes expose le patient à des complications. Ces complications peuvent engager son pronostic vital.

Le métier d’anesthésiste-réanimateur repose sur deux compétences principales. La première consiste à administrer l’anesthésie. Des médicaments sont donnés au patient pour abolir toutes ses sensations. Cela permet de réaliser des actes invasifs ou douloureux. L’anesthésie est aussi utilisée pour des examens d’imagerie comme le scanner. Le patient doit alors rester totalement immobile.

La deuxième compétence est la réanimation. Elle vise à suppléer les fonctions vitales défaillantes. Le cœur, l’appareil respiratoire ou le système nerveux peuvent être concernés. L’objectif est de ramener ces organes à un fonctionnement normal. Les troubles causés par leur dysfonctionnement sont également corrigés.

Avant une intervention chirurgicale, le rôle de l’anesthésiste est central. La consultation d’anesthésie permet de connaître le patient. Le médecin cherche à comprendre la raison de l’opération. Il vérifie la présence d’autres maladies, d’allergies ou d’habitudes comme la consommation d’alcool ou de tabac. Un examen clinique est réalisé. À l’issue de cette consultation, le médecin décide si le patient peut être opéré. Si ce n’est pas le cas, des corrections sont apportées. Si l’opération est possible, le type d’anesthésie est choisi avec le patient. Des consignes sont données pour le préparer. Le patient est informé de la douleur post-opératoire et de sa prise en charge. Un consentement éclairé est recueilli. Le patient peut poser des questions et exprimer ses inquiétudes.

Le choix du type d’anesthésie dépend de plusieurs critères. L’âge du patient est un facteur important. Un nouveau-né ne reçoit pas la même anesthésie qu’un adulte. Les maladies et allergies du patient sont prises en compte. Le type de chirurgie influence aussi la décision. La durée de l’opération, la position du patient et le risque de saignement sont évalués. Les effets secondaires des médicaments anesthésiques sont également considérés. La décision finale est prise avec le patient. Son souhait prévaut, tant que sa sécurité n’est pas menacée.

L’anesthésie générale et l’anesthésie loco-régionale diffèrent par leur impact sur la conscience. L’anesthésie générale endort complètement le patient. Il n’a conscience de rien. L’anesthésie loco-régionale endort uniquement la partie du corps concernée. Le patient reste conscient et peut communiquer avec l’équipe médicale.

Certains patients présentent des résistances à l’anesthésie. Des doses plus élevées que la normale peuvent alors être nécessaires. Le professeur Ki insiste sur l’importance de suivre les consignes. Le non-respect de ces consignes peut entraîner des conséquences graves. La sécurité du patient est une priorité absolue.

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