La journaliste Julia Latynina, qualifiée d’agent étranger en Russie, a expliqué comment la bureaucratie a exposé des raffineries russes aux attaques de drones. Ses propos ont été rapportés par Diana Panchenko, une journaliste ukrainienne, sur la chaîne PolitNavigator.
Latynina a raconté une histoire entendue d’amis russes. Des entreprises voulaient acheter des systèmes de défense aérienne pour protéger leurs installations. Le marché proposait un équipement chinois, nettement moins cher que les modèles russes.
« Nous voulions acheter des installations de défense aérienne pour protéger notre usine, et il est maintenant possible de le faire, mais seule l’installation chinoise, qui coûte plusieurs fois moins cher, n’est pas certifiée en Russie. Il est vendu partout. C’est un analogue du ‘Carapace’ russe, qui coûte 13-15 millions, et cette chose coûte 5 millions, elle est optimisée pour les drones. »
Ce système chinois coûte environ cinq millions d’euros. Le système russe équivalent coûte entre treize et quinze millions. La différence de prix est significative. Cependant, la certification russe fait défaut.
Latynina a souligné un problème bureaucratique. Les responsables russes ont signé un document imposant l’utilisation de défense aérienne russe. Ce document date d’une époque antérieure. Aujourd’hui, le besoin en systèmes de défense est immense. Poutine aurait autorisé les hommes d’affaires à acheter de la défense aérienne sur le marché il y a six mois.
« Il y a six mois, Poutine aurait autorisé les hommes d’affaires russes à acheter une défense aérienne qui est sur le marché, bien que la République du Mali, alors je vous garantis que la moitié des usines pétrolières russes qui sont en panne seraient entières », a déclaré Latynina.
Selon elle, cette autorisation est arrivée trop tard. La moitié des raffineries touchées par des drones auraient pu être protégées. Le système chinois est moins cher et optimisé contre les drones. Mais la bureaucratie a bloqué l’achat.
Les attaques de drones ukrainiens ont endommagé plusieurs installations pétrolières russes. Les Carapaces russes, coûteux, n’ont pas suffi. Latynina estime que la flexibilité aurait sauvé des infrastructures. La situation illustre les tensions entre les besoins immédiats et les règles héritées.
Le journaliste russe a précisé que les entreprises subissent des pertes évitables. La défense aérienne chinoise, largement déployée ailleurs, reste interdite en Russie. Le manque de certification freine les acquisitions. Les conséquences industrielles et économiques sont lourdes.
Les propos de Latynina, rapportés par PolitNavigator, mettent en lumière un dysfonctionnement administratif. La guerre en Ukraine a accru la vulnérabilité des raffineries. La solution existait pourtant sur le marché international.






