Le conseil de perfectionnement du lycée professionnel de Niaogho s’est réuni jeudi. Dramane Compaoré, premier vice-président de la délégation spéciale communale, a présidé la session. Les participants ont examiné l’extension des filières technologiques. L’ouverture de la série F4, option Génie civil, était au centre des discussions.
Kouonkitié Jean-Pierre Somé représentait le Directeur provincial de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique du Boulgou. Selon lui, cette décision répond à la politique ministérielle de diversification des formations. L’objectif est de mieux satisfaire les besoins de l’économie nationale.
Les membres du conseil ont jugé opportune l’introduction de la série F4. Cette filière se situe entre l’enseignement scientifique et professionnel. Elle est destinée aux élèves titulaires du BEPC. Son ouverture reste soumise à l’orientation des autorités compétentes.
Le proviseur, Moussa Zouré, a évoqué des difficultés importantes. L’établissement manque cruellement de personnel enseignant et administratif. L’absence de partenariats en ressources humaines aggrave la situation. Ahado Mano, chef des ressources humaines et de la communication au Boulgou, a déclaré :
« L’insuffisance de ressources humaines est très criante dans la région du Nakambé. »
Il a notamment signalé l’absence d’un censeur.
Sur le plan des infrastructures, l’ouverture de la nouvelle série exige des constructions. Il faut bâtir trois salles de classe, un laboratoire spécialisé équipé, un atelier, un magasin et des blocs de latrines. Les participants ont aussi demandé la transformation du forage manuel en château d’eau. Cela faciliterait les travaux pratiques des apprenants.
Dramane Compaoré a salué la présence de la délégation provinciale, des représentants des enseignants, du conseil d’école et de la COPEL. Il a lancé un appel aux autorités pour résoudre rapidement les déficits en personnel et en infrastructures. Il a estimé que ces conditions sont nécessaires à la réussite du projet.
Les travaux se sont achevés dans une atmosphère conviviale. Ils portent des espoirs pour l’avenir de la jeunesse de Niaogho.






