Le 23 avril 2026, la Direction Nationale de la BCEAO pour le Burkina Faso et l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Burkina Faso (AP/SFD-BF) ont organisé leur première réunion semestrielle de concertation de l’année. Cette rencontre s’est tenue dans les locaux de l’Agence Principale de la BCEAO à Ouagadougou. Armand BADIEL, Directeur National de la BCEAO, a présidé les travaux. Seydou Soungalo YAMEOGO, Président du Conseil d’Administration, et Nomwendé Claire LOSSIANE, Directrice Exécutive de l’AP/SFD-BF, étaient également présents. Les responsables des grandes institutions de microfinance, les représentants de la Direction de la Surveillance et du Contrôle des SFD et ceux de l’Agence Nationale pour la Promotion de la Finance Inclusive ont participé aux échanges.
Le président YAMEOGO a salué la qualité du partenariat entre la BCEAO et la faîtière des institutions de microfinance. Il a rappelé que ce cadre de concertation permet des échanges et une co-construction de solutions pour le secteur. Il a insisté sur la nécessité d’un exercice régulier de redevabilité. L’évaluation des décisions des sessions précédentes est essentielle pour renforcer l’efficacité des actions collectives.
L’ordre du jour comportait plusieurs points. Les participants ont analysé la conjoncture économique et financière. Ils ont échangé sur les évolutions récentes pour ajuster les orientations stratégiques des institutions. Un point spécifique a porté sur l’état de mise en conformité avec la nouvelle loi sur la microfinance. Le suivi des diligences transitoires obligatoires pour les IMF a été examiné. Ce chantier conditionne la solidité et la crédibilité du secteur. Deux recommandations des sessions antérieures ont fait l’objet d’un examen approfondi. Il s’agit du mécanisme de refinancement inter-IMF et de l’état d’avancement de la mise en conformité des IMF avec la loi en vigueur depuis le 12 février 2026.
Le thème central de la rencontre était le partenariat entre les FINTECH et les IMF. Les débats ont porté sur les opportunités, les défis et l’impact sur la performance et la compétitivité des institutions de microfinance. La digitalisation ouvre des perspectives pour l’inclusion financière et l’innovation de produits. Les FINTECH représentent un levier stratégique pour rapprocher les services financiers des populations éloignées des circuits bancaires traditionnels. Les participants ont également souligné les défis liés à ce partenariat. Le cadre réglementaire, la cybersécurité et l’adaptation des modèles économiques des IMF à l’environnement numérique ont été discutés. Les échanges ont permis d’explorer des approches mutuellement bénéfiques entre acteurs FINTECH et institutions de microfinance.
En marge de l’ordre du jour, les participants ont abordé diverses préoccupations relatives au fonctionnement du secteur. Ces échanges ont renforcé le dialogue entre les parties prenantes. Des pistes d’action ont été dégagées pour les prochaines instances de concertation. La prochaine session viendra clore ce cycle de concertation pour l’année 2026.






