Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye dirige désormais la CEDEAO. Il a été choisi lors du 69e sommet de l’organisation. La réunion s’est tenue à Lungi, en Sierra Leone. Son mandat court sur une durée d’un an. Il remplace Julius Maada Bio, le président sierra-léonais.
Âgé de 46 ans, M. Faye accède à ce poste dans un contexte tendu. La CEDEAO connaît une insécurité croissante. Des tensions se sont aggravées après le retrait de trois États membres. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont quitté l’organisation en janvier 2025. Leur départ a créé des divisions régionales.
Selon des observateurs, le nouveau président mise sur la coopération. Il privilégie le dialogue diplomatique avec la Confédération des États du Sahel (AES). L’objectif est de maintenir l’intégration régionale. La stabilité de la zone ouest-africaine reste une priorité.
Plusieurs axes guideront sa présidence. Les réformes institutionnelles figurent parmi ses engagements. La gouvernance démocratique sera renforcée. Une place plus grande sera accordée aux jeunes. Leur participation aux décisions régionales est attendue.
La CEDEAO traverse une période complexe. La sécurité collective est fragilisée. Les relations avec les pays séparatistes demeurent délicates. Diomaye Faye devra concilier fermeté et ouverture. Son jeune âge pourrait faciliter le dialogue avec la nouvelle génération.
Le sommet de Lungi a marqué un changement de direction. Les chefs d’État ont validé cette transition sans opposition. Le Sénégal assure désormais la présidence tournante. La communauté attend des actes concrets pour restaurer la confiance.






