Le vendredi 19 juin 2026, à Ouagadougou, s’est tenue une cérémonie de passation de charges à la Faîtière des caisses populaires du Burkina (FCPB). Augustin Sawadogo a officiellement pris la présidence du conseil d’administration. Il succède à Adama Kaboré.
Adama Kaboré, président sortant, a présenté le bilan de son mandat. Il a déclaré que la cohésion des instances dirigeantes et la résilience du modèle coopératif ont permis de maintenir le cap malgré un contexte socioéconomique complexe. L’institution a consolidé son assise financière, étendu l’accès à ses services dans les zones reculées et engagé sa transformation digitale. Des efforts ont été entrepris pour aligner la gouvernance du réseau sur la loi nᵒ/ALT du 13 février 2025, qui encadre la microfinance au Burkina Faso.
Le nouveau président entame un mandat de trois ans renouvelable. Adama Kaboré a estimé que ces résultats sont le fruit d’un effort collectif. Il a formulé des vœux de succès à son successeur. Il a souligné qu’il héritait d’une institution solide, mais que les défis demeurent importants. La mise en œuvre des réformes réglementaires et l’accélération de l’inclusion financière exigeront beaucoup d’énergie. Il s’est dit convaincu que les qualités professionnelles d’Augustin Sawadogo et son attachement aux valeurs coopératives lui permettront de servir efficacement le RCPB.
« Nous prenons nos fonctions à un moment charnière de l’histoire de la microfinance dans notre espace communautaire. Les défis qui se dressent devant nous sont clairs et exigent une mobilisation de tous les instants. Notre première priorité sera l’appropriation et la mise en œuvre rigoureuse des exigences de la loi nᵒ/ALT du 13 février 2025. »
Augustin Sawadogo a mesuré l’ampleur de la tâche. Il a ajouté que la réforme constitue le socle pour bâtir une gouvernance transparente, moderne et résiliente. Il a promis d’accélérer la transformation digitale du réseau et de renforcer l’inclusion financière des femmes, des jeunes et du monde rural.
La directrice générale de la FCPB, Azaratou Sondo/Nignan, a rappelé que les Caisses populaires reposent sur un modèle coopératif d’épargne et de crédit. Ce modèle est fondé sur une gestion démocratique assurée par des organes élus en assemblée générale. Elle a expliqué que cette passation de charges permet à l’équipe opérationnelle de bénéficier de nouvelles orientations tout en poursuivant les chantiers engagés. Elle s’est dite rassurée par l’engagement des nouveaux administrateurs. Leur mission consistera à consolider les acquis, corriger les insuffisances et œuvrer à la satisfaction des coopérateurs.
La directrice générale a insisté sur la qualité de la collaboration entre le conseil d’administration et la direction générale. Elle a salué le travail accompli par l’équipe sortante en matière de gouvernance et de renforcement de la notoriété de l’institution. Elle a indiqué que les priorités de la nouvelle équipe porteront sur le renforcement de la gouvernance, la digitalisation des services et l’amélioration de l’inclusion financière, particulièrement en faveur des jeunes, des femmes et des producteurs agricoles. La nouvelle équipe aura également la responsabilité d’accompagner l’élaboration du prochain plan d’affaires de l’institution.






