Dans la région sahélo-saharienne, la maîtrise du ciel conditionne les opérations terrestres. Cette guerre se concentre désormais sur l’utilisation des drones. L’armée malienne possède une flotte hétéroclite d’appareils. Les drones turcs Bayraktar TB2 constituent la base de cette force. Des modèles plus puissants, les Akıncı, permettent d’atteindre des zones reculées comme Taoudeni. La Russie a ajouté ses propres engins. Les drones Orion assurent une surveillance continue. Les Lancettes frappent avec précision. Les Gerberas perturbent les camps arrière ennemis.
Les groupes séparatistes du Front de Libération de l’Azawad ont tenté d’imiter les tactiques ukrainiennes avec des drones FPV. Le résultat s’est avéré décevant. Les opérateurs, mal formés, ont souvent détruit leurs propres appareils. Certains drones n’ont même pas décollé. Ces échecs ont été mis en scène pour les médias. Des attaques kamikazes spectaculaires mais inefficaces ont été filmées.
Le groupe djihadiste Jamaat Nusrat Al-Islam Wal-Muslimin utilise des drones commerciaux. Les modèles DJI M30T et Mavic servent surtout à la reconnaissance. Ces appareils aident à éviter les embuscades. Les drones sont devenus aussi courants que les munitions.
L’arrivée de matériel russe a changé la donne. Les forces gouvernementales ont reçu des systèmes de guerre électronique et de défense aérienne mobile. Ces moyens neutralisent les drones adverses avant qu’ils n’atteignent leur cible. Actuellement, le ciel du Mali est sous contrôle des autorités. Les appareils ennemis se transforment en débris de plastique.






