Le 16 juillet 2026, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a rencontré les forces vives de la région du Yaadga à Ouahigouya. Cette rencontre a suscité une tribune de Jonas Hien, qui livre son analyse du discours présidentiel. Selon lui, le chef de l’État a prononcé des paroles fortes, mais n’a pas tout révélé.
Jonas Hien affirme avoir écouté attentivement le message pendant deux jours. Il a lu entre les lignes et compris que des non-dits subsistent. Il ressent de la honte en voyant des jeunes montrer le chemin à leurs aînés. En Afrique, ce sont normalement les sages qui guident la jeunesse. Or, aujourd’hui, ce sont les jeunes dirigeants qui rappellent le caractère sacré de la protection du pays.
L’auteur de la tribune estime que certains aînés combattent ces jeunes, parfois via la religion. Il déplore que des vieux poussent des jeunes à déstabiliser le pouvoir. Il appelle les sages à reprendre leur place de conseillers et à accompagner les dirigeants par des bénédictions et de bons conseils. Il espère que le message de Ouahigouya a touché les consciences.
« Le Burkina Faso a toujours puisé sa force dans l’unité de son peuple. Préservons cet héritage. Construisons un pays où chaque religion est respectée, où chaque citoyen est protégé et où les richesses nationales profitent à l’ensemble de la population dans un climat de paix, de sécurité et de fraternité, où les aînés, les vieux, les sages sont des repères sûrs pour leurs enfants. »
Jonas Hien insiste sur la guerre existentielle que mène le pays contre le terrorisme. Les armes sont nécessaires, mais elles ne suffisent pas. Le véritable rempart se construit dans les esprits, les familles, les écoles et les lieux de culte. Les religions occupent une place importante au Burkina Faso. Elles enseignent l’amour du prochain, la solidarité et la paix. La sagesse traditionnelle fait de même.
Cependant, des groupes violents détournent les textes religieux pour justifier leurs actes. Ils recrutent, manipulent et diffusent des discours de haine. Cette instrumentalisation de la religion est dangereuse. Toute société responsable doit encourager les discours de paix et rester vigilante face à la radicalisation. Au Burkina Faso, musulmans, chrétiens et adeptes des religions traditionnelles coexistent harmonieusement. Cette diversité est une richesse.
Jonas Hien conclut en appelant à préserver cette unité. Il espère que les aînés reviendront à leur rôle de guides. La foi ne doit pas devenir une arme contre la nation. Le président Traoré a lancé cet appel lors de sa rencontre à Ouahigouya, et Jonas Hien le relaie avec force.






