ARCEP forme les collectivités locales à la qualité des réseaux

Un atelier de quatre jours a débuté le 29 juin 2026 à Bobo-Dioulasso. Il réunit des acteurs des collectivités territoriales. L’objectif est de renforcer leurs connaissances sur la qualité des services des opérateurs de communication électronique. La cérémonie d’ouverture a eu lieu à la Maison de la culture. Elle était présidée par le secrétaire général de la province du Houet, Sombéniwendé Nikièma, représentant la gouverneure du Guiriko.

Wendlassida Patrice Compaoré, secrétaire exécutif de l’ARCEP, a expliqué le but de la rencontre. Il s’agit de mieux outiller les participants pour sensibiliser les populations. Pendant quatre jours, plusieurs thèmes seront abordés. Parmi eux, le cadre juridique des installations radioélectriques, les servitudes administratives, les normes sur les rayonnements non ionisants et les exigences environnementales. Les responsabilités des différents acteurs et les enjeux de la qualité des services seront aussi discutés.

M. Compaoré a souligné que le développement des territoires dépend du numérique. Les infrastructures numériques sont devenues vitales. Elles conditionnent le développement économique, l’accès aux services publics, l’éducation, la santé, la sécurité et l’inclusion financière. Il a ajouté qu’une localité mal connectée est moins attractive, moins compétitive et moins intégrée aux dynamiques économiques nationales et mondiales.

« Aujourd’hui, une localité mal connectée est une localité moins attractive, moins compétitive et souvent moins intégrée aux dynamiques économiques nationales et mondiales », a déclaré Wendlassida Patrice Compaoré.

Le secrétaire exécutif a noté que la qualité des services dépend de la disponibilité des infrastructures. Or, le développement de ces infrastructures rencontre des difficultés sur le terrain. Des projets d’implantation de sites radioélectriques sont parfois retardés, suspendus ou abandonnés. Cela est dû à des incompréhensions ou des inquiétudes des populations urbaines.

« Des projets d’implantation de sites radioélectriques sont parfois retardés, suspendus ou abandonnés en raison d’incompréhension, de réticence ou d’inquiétude des populations urbaines », a déploré M. Compaoré.

Il a reconnu que ces préoccupations sont légitimes. Elles sont souvent alimentées par des informations inexactes sur les rayonnements non ionisants ou les impacts sanitaires. Malheureusement, les mêmes personnes qui s’opposent aux installations sont parfois les premières à dénoncer la mauvaise qualité du réseau. M. Compaoré a justifié le choix des participants par leur position stratégique et leur proximité avec les populations.

Il a cité le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, lors des assises nationales sur la dématérialisation.

« Le gouvernement de transition compte se saisir de l’énorme potentiel du numérique pour moderniser l’administration et faciliter l’accès à des services publics de qualité pour une transformation structurée de notre société et de notre économie », a rapporté M. Compaoré.

Sombéniwendé Nikièma a souligné que le numérique doit devenir un outil d’inclusion et d’attractivité économique pour les communes et les régions. Il a mentionné la gestion de l’état civil, la mobilisation des ressources financières locales, la sécurité et le commerce. Selon lui, le numérique est le moteur de la gouvernance locale moderne. Cependant, l’atteinte de ces ambitions se heurte à l’insuffisance de la qualité du service des réseaux. Cette insuffisance est aggravée par les oppositions des populations à l’implantation des pylônes et des infrastructures radioélectriques.

M. Nikièma a invité les participants à s’approprier les réalités techniques, juridiques et environnementales liées au déploiement des réseaux.

« Vous devez sortir de cet atelier transformé en ambassadeur du numérique capable d’apporter des réponses précises à vos administrés et de veiller au respect de la servitude et de faciliter le déploiement des réseaux dans l’intérêt général », a conseillé Sombéniwendé Nikièma.

Il les a encouragés à des échanges denses et constructifs avec les experts de l’ARCEP, de l’ANV et des opérateurs. Il espère que les conclusions de ces travaux poseront les bases d’un impact solide entre collectivités territoriales et acteurs du numérique.

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